Les inondations qui ont fait, les 22 et 23 juillet derniers, des milliers de victimes au Centre-Nord et à l’Est du Burkina n’ont donc pas réussi à captiver l’attention des médias internationaux et pour cause. Heureusement ou malheureusement, «le Pays des Hommes intègres» n’a pas été le seul à subir les pluies diluviennes cette année. Au Pakistan, les inondations ont fait des milliers de morts et des millions de sinistrés.
En Chine et même en Europe (Pologne, Allemagne…) des maisons ont été englouties par les eaux faisant des sans-abris inconsolables. Du coup les secours -de plus en plus rares- sont obligés de choisir leurs destinations. Les médias internationaux aussi. Curieusement, la presse burkinabè, elle non plus, ne fait pas de son affaire, les inondations et leurs nombreuses nouvelles victimes. Tout se passe comme s’il s’agissait d’un simple fait divers. Et pourtant, les dernières pluies torrentielles ont fait plus de sinistrés au Centre-Nord, à l’Est et tout récemment encore dans le Plateau central (précisément à Zorgho) que le 1er septembre 2009 à Ouagadougou. Mais puisque la plupart des médias que nous sommes tournont en rond dans la capitale et que les nouvelles régions touchées sont relativement enclavées, celles-ci sont obligées de subir un black-out.
Comme quoi au Burkina comme ailleurs dans le monde, ce ne sont pas les événements importants qui mobilisent, mais ce sont les médias qui rendent les événements importants. Dommage pour les sinistrés qui ne savent pas à quel saint se vouer, les gouvernements du Sud étant toujours aussi débordés que surpris par les catastrophes naturelles.
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