Une compagnie d’assurance, très connue de la place, vient de mettre à nue une rocambolesque affaire de détournement dans laquelle un de ses hauts cadres est trempé. Elle ne s’est pas laissée devancer par la rumeur ou par des fuites médiatiquement et méthodiquement organisées.
Â
Le staff a même osé tenir, mercredi dernier, une conférence de presse à cet effet. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette façon de gérer les problèmes domestiques n’est pas courante au Pays des Hommes intègres. Les institutions publiques et même privées nous ont jusque-là habitués à protéger leurs «gars», même lorsque leur culpabilité ne souffre pas de débat. Elles ne sont pas toujours promptes à dénoncer les brebis galeuses au point de les jeter en pâture à la presse.
Faut-il alors placer l’acte de la compagnie Allianz sous le signe de la transparence ou d’un simple coup médiatique? Difficile de trancher. Des zones d’ombre demeurent encore autour de cette affaire de détournement. On s’est, pour le moment, contenté ne pas citer le nom du principal cerveau de l’affaire qui n’est autre que le directeur général d’Allianz- Assurance vie. Le rang et le statut social de ce personnage est tel que si la rumeur prenait le pas sur l’information vraie, c’est toute l’institution qui risquait de prendre un coup. Un directeur indélicat à la tête d’une branche d’assurance-vie, cela ne doit pas être rassurant pour les clients.
Pour sauver Allianz, il n’était pas difficile de sacrifier un homme.  Maintenant, il faut creuser cette affaire jusqu’au bout et que l’action judiciaire qui est engagée contre le présumé détourneur aille jusqu’au bout. Et que tous ses complices soient dénoncés et châtiés à la hauteur de leur forfait.
| Commentaires |
|


