La poussière et la canicule sont là . La méningite aussi. Cette maladie qui ceinture le Burkina chaque année fait déjà parler d’elle. A la faveur d’une visite du ministre de la Santé, le 11 février dernier, dans la région Nord du pays, il est ressorti que le district sanitaire de Titao a dépassé le seuil de tolérance épidémiologique. Autrement dit, plusieurs cas d’infections au méningocoque ont déjà été enregistrés dans cette zone, et il y a de quoi s’inquiéter. Quand on sait qu’en matière de lutte contre la méningite, les réactions individuelles et collectives sont, jusque-là , intervenues à retardement, il y a de quoi tirer sérieusement la sonnette d’alarme.
Curieusement, aucune campagne de vaccination de masse n’est officiellement ouverte. Pourtant, l’alerte vient d’être donnée par la presse, et ce genre d’épidémie ne pardonne pas. Que font les structures officielles de prévention de la maladie? Faut-il attendre le pire pour déclencher une stratégie nationale de riposte?
Même s’il faut reconnaître que la méningite est devenue une épidémie à laquelle tout le monde semble s’habituer, elle ne fait pas moins de victimes chaque année. Raison de plus pour ne pas la laisser s’installer, sous quelque prétexte que ce soit. Les populations des campagnes, et même des villes, ne sont pas toujours très conscientes des dangers sanitaires qu’elles courent en ne se faisant pas vacciner. Il sera donc judicieux que le gouvernement déclenche une alerte précoce afin de limiter le plus possible les dégâts éventuels de la méningite cette année.
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