Que ne ferait-on pas pour célébrer l’amour au Faso? A l’occasion des tapages publicitaires tous azimuts qui ont lieu dans le cadre de la Saint-Valentin, une radio de la place n’a pas trouvé mieux que de commercialiser des «déclarations d’amour» par le téléphone. Pour s’approvisionner en formules choc, c’est simple. Il suffit d’envoyer un SMS à un numéro –qui coûte un peu plus cher que d’habitude- et le tour est joué! Le demandeur reçoit, sur son téléphone portable, toutes sortes de phrases déclaratives qu’il peut, à son gré, balancer à tous les cœurs qu’il désire conquérir. N’est-ce pas chouette ça? Mais que restera-t-il au bout de ce jeu?
Pour la Saint-Valentin, tous les coups sont permis. On se donne même le droit d’exciter tous les désirs, même les plus irréalistes. Dans ce marché de dupes, que jouent à fond les radios, on se soucie très peu des conséquences. Imaginez des gamins qui ont des paquets de formules d’amour sur leurs téléphones et qui les distillent à tour de bras. Quels sens donnent-ils en réalité à ces déclarations de complaisance?
C’est clair, quand le marketing se mêle à la fièvre de la «fête des amoureux», c’est la porte ouverte à toutes les débauches… communicationnelles. Ici, au Faso, le marché de la Saint-Valentin est tellement prospère qu’on y sème à tout vent. Pourvu qu’on dépense sans compter et surtout sans penser. Tant pis si l’on ne rencontre pas toujours l’amour au bout du fil. L’essentiel, c’est de vendre. Toutes les illusions possibles!
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