La brigade des mœurs et des stupéfiants vient de donner la preuve que la Zone d’activités commerciales et administratives (Zaca) demeure un repaire de bandits et de trafiquants de drogue. Le 2 février dernier, les hommes du commissaire Moussa Sana ont mis le grappin sur un groupe de délinquants qui a établi son quartier dans la partie située en face du mur de la base aérienne, près du jardin de l’aéroport. Les objets saisis sur les lieux ne trompent pas sur l’activité de ces malfrats, qui agressent les honnêtes citoyens qui traversent la zone. La police a également mis la main sur des objets volés ailleurs et qui y sont échangés contre la drogue.
Toutes choses qui confirment que la Zaca figure parmi les zones criminogènes de la capitale. La zone n’étant pas encore habitée, les bandits en profitent pour en faire leur cachette, opérer ou pour planquer leur butin. Cela a duré plusieurs mois avant que la brigade des mœurs et des stupéfiants ne se décide enfin à prendre ses responsabilités pour le grand soulagement des riverains et des usagers de cette zone. Ce n’était pas trop tôt.
Certes, il faut saluer l’opération de la brigade des mœurs et des stupéfiants. Force est de constater qu’elle a manqué d’anticipation, particulièrement dans cette zone et dans beaucoup d’autres, où l’on attend malheureusement que des crimes se succèdent avant d’agir. Espérons qu’avec la récente création de la Brigade anti-criminalité (Bac), les choses iront plus vite pour la sécurité des personnes et des biens.
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