
L’élimination des «Eléphants» de Côte d’Ivoire et des «Lions Indomptables» du Cameroun a été ressentie avec beaucoup d’amertume par les millions de fans que comptent ces deux équipes, considérées à tort ou à raison comme les favoris de la 27e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-Angola 2010). C’est à juste raison que, dans ces deux pays, la presse sportive n’a fait de cadeau ni aux joueurs, ni aux entraîneurs.
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Sans ménagement aucun, les stars ont été copieusement vilipendées pour, dit-on, n’avoir pas donné le meilleur d’eux-mêmes. Et patati, et patata… C’est connu, lorsqu’une équipe, aussi prestigieuse soit-elle, perd un match important, les critiques fusent de toutes parts. Et c’est de bonne guerre!
Mais ce qu’on oublie de dire à propos des «Eléphants» et des «Lions Indomptables», c’est que s’ils comptent un nombre impressionnant de joueurs de renommée incontestable, cela ne fait pas nécessairement d’eux des équipes, au sens propre du terme. Il ne suffit pas de former un conglomérat de stars pour espérer jouer en équipe. C’est la principale leçon que l’on devrait retenir de leurs échecs, en quarts de finale de la CAN. En revanche, il suffit d’observer l’esprit qui anime les «Fennecs» d’Algérie et les «Pharaons» d’Egypte pour réaliser qu’elles avaient de quoi opposer une «force unique» à leurs adversaires respectifs, qu’étaient les «Eléphants» de Côte d’Ivoire et les «Lions Indomptables» du Cameroun.
Les pays africains disposent, presque tous, de solides potentialités en matière de football. Mais c’est l’esprit d’équipe qui manque le plus à plusieurs d’entre eux. Il ne sert à rien de regrouper des joueurs à qui on n’a pas préalablement inculqué progressivement l’esprit d’équipe, c’est-à -dire les amener à gagner ensemble. En cela, la leçon de la CAN paraît aussi valable pour la politique, l’économie et la culture africaine.
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