Sacré Omar Bara! Embarqué dans l’expédition des Burkinabè partis en Angola pour supporter les Etalons, ce jeune homme a pris la poudre d’escampette. Et n’avait aucune gêne d’étaler les raisons de sa «disparition» dans la nature au reporter de Fasozine. Sans regret et à visage découvert, il a osé dévoiler son plan d’immigration clandestine.
«Pour être franc, je n’ai jamais acheté un ticket pour assister à un match au Stade du 4-Août ni au Stade municipal. Vous conviendrez avec moi que je ne vais pas débourser plus d’un million de francs CFA pour juste venir regarder des matchs et repartir au pays. Je suis désolé pour les responsables de l’Unse, mais ils doivent nous comprendre. Au Burkina, le secteur de l’emploi est saturé et la vie devient de plus en plus chère», a-t-il confessé. Faut-il voir là de la témérité, du courage ou simplement de l’ignorance?
Pour Omar Bara, comme pour beaucoup de jeunes burkinabè qui ont mûri le même plan, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un stratagème pour arriver à ses buts. Il voulait aller en Angola. La Coupe d’Afrique des nations lui en a donné l’opportunité et il l’a saisie. Les organisations des supporters ne peuvent que s’en prendre à leur manque de rigueur dans le choix des personnes qu’ils emmènent avec eux.
Visiblement, le jeune Bara était bien conscient de la faille puisqu’il pousse le bouchon jusqu’à affirmer qu’il n’a jamais eu l’âme de supporter encore moins de fan de foot. Sa seule motivation était de se faire passer pour un supporter des Etalons, d’arriver en Angola, un rêve qu’il caressait depuis deux ans, et de prendre la poudre d’escampette. Les conséquences de son acte lui importent peu. L’image de son pays aussi. Alors, tant pis aussi si ce «sans papier» est rapatrié un jour dans ce Faso qu’il voulait fuir. A tout prix.
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