Jeudi, 28 Juillet 2011 12:27
Serge Mathias Tomondji
Après avoir plaidé pour un nouveau mode de gestion de nos Etats –«Repenser l’Etat africain, ses dimensions et prérogatives». Editions L’Harmattan, 1994, 250 pages- Hermann Yaméogo attaque un nouveau chantier. Ou plus exactement, il agite l’idée d’une nouvelle forme d’organisations partisanes, qui prennent en compte les grands problèmes qui se posent à la nation, de façon transversale. «C’est une idée à construire, à nourrir, mais d’ores et déjà nous vous la donnons à mâcher», a-t-il dit en substance en annonçant sa dernière trouvaille -le «Pacte transversal»- lors d’une rencontre d’échanges avec la presse, ce jeudi 28 juillet 2011 à Ouagadougou.
Pour Me Yaméogo, en effet, on ne peut pas avoir demandé à repenser l’Etat depuis bientôt 20 ans, et ne pas songer aujourd’hui, à l’heure des réformes politiques et institutionnelles tous azimuts sur le continent, à… «repenser la dynamique et la structure des partis politiques», principaux animateurs de la vie politique. Ainsi, les grands problèmes nationaux –sécurité, pauvreté, développement, emploi, etc.- devraient désormais et de plus en plus être abordées, du point de vue des orateurs de ce matin, de manière profonde mais transversale, par des compétences plurielles venues de tous les horizons. C’est ce qui fonde la conviction du président de l’UNDD et de ses cadres que seul un pacte trans-parti politiques pourra s’attaquer de façon efficace aux maux qui minent le Burkina, et au-delà, le continent africain. «Il faut casser l’illusion qu’un parti peut se constituer et résoudre tout seul tous les problèmes du Burkina», a-t-il indiqué.
En somme, ce «Pacte transversal» vise donc à mettre (ou à remettre) la balle des préoccupations multiformes de la société au centre de l’analyse pertinente des idées et des propositions, sans réelle considération des étiquettes «Majorité-Opposition», «Libéral-Socialiste». Une sorte d’académie politique, fondée sur le pragmatisme et le dévouement, pour «lutter contre certains enjeux collectifs»? Pourquoi pas! En soi, sur le papier et dans les verbes, l’idée paraît bien pertinente. Le monde a beaucoup changé, et la nature des problèmes aussi. Leur résolution nécessite, bien souvent, une association de compétences engagées dans une vision commune vers le changement et le développement. Et si l’appétit électoral se met en adéquation avec le «faire ensemble», alors le chemin pourrait être balisé pour de vrais regroupements politiques, dynamiques et porteurs d’actions qui font tâche d’huile.
Seulement voilà! Il faudrait encore réussir, enfin, la révolution des mentalités -la vraie-, faire tomber les murs des susceptibilités et des intrigues de toutes sortes, transcender les inimitiés politico-personnelles et fédérer les énergies vers un minimum consensuel commun! Vaste programme qui n’effraie nullement l’UNDD ni son président, qui croient dur comme fer en cette «voie d’avenir». En dépit de tout, on pourrait cependant concéder aux partisans du «Pacte transversal» que plus de 50 ans après les indépendances africaines, et plus de 20 ans après les conférences nationales, l’heure est venue de changer de politique, de vision, de démarche. Non plus dans les mots et les discours, mais à travers des actes concrets, surtout en ces temps où les inquiétudes et les peurs qui montent de partout autorisent tous les raccourcis…
Encore une fois Me. Hermann Yameogo prend une posi tion courageuse et propose de s solutions innovante s et viables aux problemes qui secouent notre pays . Ce pa cte transversal est vraiment indique car il est grand temps que l'on mette de c ote nos differ ences et appartenances partisanes pour trouver des solutions aux problemes dont les burkinabes de to us bords, de toutes tendances, souffrent. B onne co ntinuation.
Un grand merci à Mr SERGE MATHIAS TOMONDJI pour ce t article qui retranscrit à l a perfection l'idée d u pacte transversal de Maitre Hermann Yaméogo....
En espé rant que ce nouveau concept trouve sa place dans la politique des état, ce qui constituerait une véritable avancée, un véritable progrès, pour le continent a fricain !!!!
Salut à tous. C'est ce genre de personne que le Bu rkina Faso a besoin pour les bonnes idées qui fero nt avancées le pays des hommes intègres et non des homme qui jouent la carte de la discimination com me lenfant térrible de Ziniaré. En e st la preuve q u'il a été une personne ressource lors des assises du CCRP. Mais malereusement les politiciens pense qu'à eux en exploitant ses idées nobles ma is un j our le soleil de la vérité s'élèvera. Dire qu'au q u'un burkinabé ne peu t prendre la destiné du pays à l'heure actuelle c'est ne rien dire. Maître est un homme politique engagé, certains dirons ler con traire mais respectons la li bèrté de parole et l'o pionion de tous un chacun. bon vent et beaucoup de coura ge. Santé!
Pure et vaine spéculation. si l'homme politique bu rkinabé n'a pas encore compri s que le temps d disc ours et des parlotes est révolu, c'est qu'il est t otaleme nt dépassé et n'a pas de solutions des urge nces des peuples. Les grands problèm es de ce pays et du monde, on les connait et il serait fastidieu x de les énumé rer ici.. L'incurie de ces politicie ns se noie dans du verbiage que la populati on majo ritairement analphabète ne comprend pas. si la réf lexion portait ses fr uits, il y a longtemps qu'on serait sorti de l'ornière. les problèmes du monde sont identiques et universaux et se résument aux q uestions d'équité, de démocr atie véritable, de pro bité morale et de défense de l'intérêt général. Ri en de plus ou de moins. Il manque seulement des ho mmes d'actions, de conviction et de moralité qui n e vendent pas leur âme pour quelques intérêts pers onnels. Il n' y a rien de nouveau sur les cieux. I L faut faire l'économie de pseudo réflexio n et lir e les vrais intellectuelles de l'Afrique dont les cogitations en la ma tière sont les plus pertinente s.