En attendant les résultats de la présidentielle du 21 novembre 2010 au Burkina Faso, c’est l’opposition qui continue de se faire entendre, alors que Blaise Compaoré mène largement au score, selon les premiers chiffres. Elle dénonce des fraudes et son chef de file, en la personne de Bénéwendé Stanislas Sankara, demande l’annulation du scrutin. Du reste, l’homme n’a pas voté, protestant contre des vices observées sur les cartes d’électeur qui, selon lui sont en contradiction avec la loi électorale.
Les candidats de l’opposition avaient, d’ailleurs, relevé cette anomalie avant même le vote et s’en étaient ouverts à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Que va-t-il se passer maintenant, alors que la Ceni est déjà en plein dépouillement? Peut-être rien, à l’instar du calme qui a caractérisé la campagne électorale et le vote proprement dit.
En effet, presque rien ne distinguait ce dimanche 21 novembre 2010 des autres journées dominicales. Sauf qu’en dehors du culte religieux pour les croyants, il fallait qu’ils ajoutent le vote à leur emploi du temps. Les commerces ont ouvert comme à l’accoutumée et les marchés recevaient leurs clientèles habituelles. La circulation n’était pas non plus singulièrement dense. Pourtant, cette date était bien particulière car les Burkinabè étaient appelés aux urnes pour désigner celui qui doit présider aux destinées du pays pour les cinq prochaines années, tel que le stipule la loi fondamentale du Burkina Faso. Les 3,2 millions de votants inscrits sur les tablettes de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), sur une population électorale de 7,5 millions, avaient à choisir entre Blaise Compaoré, le locataire sortant du palais de Kosyam et 6 autres compétiteurs, notamment Hama Arba Diallo, Bénéwendé Stanislas Sankara, Boukari Kaboré dit «Le Lion du Boulkiemdé, Emile Pargui Paré dit «Le Chat noir du Nayala», François O. Kaboré et Maxime Kaboré, le plus jeune des candidats et le seul indépendant.
En dehors des petites difficultés inhérentes à toute opération de ce genre, tout semble bien aller dans le meilleur des mondes électoraux possibles. Les observateurs, les vrais et non «ceux qui ont de gros yeux mais ne voient rien» sillonnent en tout cas les bureaux de vote pour déceler toute quelconque irrégularité à même d’entacher cette présidentielle. Mais pour le moment, «tout va bien». Ce ne sont pas les hommes de presse habitués aux élections houleuses dans certains pays de la sous-région où les résultats tombent en même temps que des pluies de pierre et enveloppés de fumée de pneus enflammés qui diront le contraire. Ils étaient un peu comme désoeuvrés, presque nostalgiques des courses poursuites aux senteurs âcres des grenades lacrymogènes, et des descentes musclées des forces de l’ordre en charge de la sécurisation des élections. «En tout cas, c’est à l’honneur du Burkina Faso d’organiser des scrutins apaisés», a relevé, tout de même soulagé, un confrère de l’hexagone.
ces elections presidentielle 2010 n'est ni plus ni moin que de la comedie, plus de 80% de la populat ion en age de voter de ne la pas fait, et cela pas parce qu'il sont inconcient de l'en jeu de la cho se mais seulement parce qu'ils sont fatigué de la politique burkinabé. ce sont tous des comedien sur la scene poli tique. le peuple est fatigué on veut le changement mais la question reste posé, qui vo ter?
Celui-là, il doit se calmer maintenant. On a vu le résultat des urnes. Même Arb a, qui vient de se pr ésenter pour la première fois aux présidentielles l'a bat tu. Il veut faire son chaud pour qu'on ne l e mette pas aux oubliettes. A partir de cet instan t, il ne sera plus le chef de file. Arba va prendr e la relève mo n ami.