Présidentielle en Guinée: tourner la page
- Post 7 novembre 2010
C’est ce dimanche 7 novembre 2010 que 4 142 000 Guinéens ont pris rendez-vous avec les urnes pour doter leur pays d’un président, démocratiquement élu pour la première fois de leur histoire, à l’occasion du 2ème tour du scrutin. En dehors de 70 000 électeurs qui ne pourront pas prendre à ce vote parce qu’ils ne disposent pas de carte d’électeur, les Guinéens auront le choix entre Cellou Dalein Diallo de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), éternel commis de l’Etat et Alpha Condé du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), opposant historique.
Depuis 7h, la plupart des 9 954 bureaux de vote ont ouvert et malgré un soleil accablant, les électeurs sont sortis nombreux pour exercer leur droit et surtout remettre la Guinée dans les mains d’un président civil qui aura pour tâche prioritaire de faire de la réconciliation nationale, une réalité. Plus de 4 mois après le premier tour et malgré les échauffourées qui ont marqué ce temps mort, le vote s'est déroulé dans le calme, en ce qui concerne cette matinée dominicale. Et jusqu'à l'heure de la fermeture des bureaux de vote, il n’y a pas eu d’incidents majeurs, affirment, de façon générale, les observateurs qui espèrent que l’appel au calme lancé par le Général Sékouba Konaté, le chef de l’Etat par intérim, les deux candidats en lice et la communauté internationale, sera suivi jusqu’au bout. Il faut rappeler que le premier tour a vu la victoire de Cellou Dalein Diallo avec 40% contre 18% pour son challenger Alpha Condé. Mais les données pourraient bien évoluer, l’un et l’autre candidats ayant mis à profit, les 4 mois qui ont précédé ce 2ème tour pour consolider des alliances et en nouer d’autres. Le verdict des urnes sera connu en principe le mercredi 10 novembre prochain. Le grand défi pour les Guinéens, c'est de continuer à maintenir le processus électoral dans cette atmosphère de non violence, afin de tourner pour de bon la page. La responsabilité des électeurs et encore plus celle des candidats est engagée pour que le terrain juridique soit privilégié aux manifestations violentes, sanglantes et meurtrières de la rue.
