A chaque jour, sa surprise. Ainsi se déroule cette 19e édition de la Coupe du monde de football, qui se joue pour la toute première fois en terre africaine. Comme pour jouer à fond sa carte d’inédits, le Mondial a commencé par mettre out le pays qui l’accueille, en l’occurrence l’Afrique du sud. C’est la première fois que cela arrive dans l’histoire de la compétition! Mais la chute des Bafana Bafana, auteurs d’une belle victoire (2-1) face aux Bleus de France, et vice-champions en titre, est saluée par une concert de vuvuzelas, sublimant même l’élimination précoce du onze national sud-africain.
Ainsi, dans la foulée, le plus prestigieux des tournois de football de la planète renvoie chez elle, la calamiteuse équipe française qui, en plus de sa contre-performance sportive, se sera le plus donnée en spectacle, dans un mélodrame footballistique jamais égalé. Last but not the least, c’est la Squadra Azura d’Italie, championne sortante et quatre fois champion du monde, qui vient de faire prématurément ses adieux à cette compétition, qui ne sourit décidément pas aux gros poissons. Enfin, à toutes ces équipes réputées imprenables, favoris et super-favoris désignés sur le papier. Le rectangle vert aura finalement dicté sa loi à elle, révélant des équipes somme toute modestes, qui auront su montrer que la balle est ronde pour tout le monde.
Même les Lions indomptables du Cameroun ont proprement été… domptés, sans autre forme de procès, inaugurant une série noire d’éliminations pour les éqyuipes africaines présentes à cette Coupe du monde. Alors qu’ils attendent, le cÅ“ur battant, de connaître leur sort ce vendredi, à l’issue de leur dernier match de groupe, les Eléphants de la Côte d’Ivoire, après une belle entame de compétition, ont été pris à défaut par une solide équipe brésilienne, compromettant leurs chances d’aller plus loin dans ce Mondial.
En somme, le soleil des «grands» est en train de se coucher en Afrique du sud, ce qui permet à de jeunes étoiles noires, comme celles du Ghana, de scintiller. On assiste à un heureux nivellement des valeurs, ce qui est encourageant pour les «petits», qui peuvent maintenant espérer, eux aussi, soulever, un jour, le majestueux trophée en or massif de 6,175 kg. Car –et le constat est net- c’est sans complexe que ces équipes dites petites tutoient des nations comme le Brésil, l’Argentine, l’Allemagne ou l’Espagne, qu’elles font sérieusement douter, lorsqu’elles n’arrivent pas à les battre.
La compétition se poursuit et ce sera, sans doute, avec son lot de surprises. Et tous les grands qui ont perdu leur assurance légendaire se demandent, les tripes nouées, à chaque coup d’envoi, si ce ne sera pas leur tour de passer à la trappe de ce Mondial 2010.
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