Alors que le ciel européen recouvert pendant près d’une semaine des nuages de cendres du volcan islandais commence à se dégager, les Burkinabè, notamment ceux de la capitale Ouagadougou se demandent si le phénomène ne s’est pas déplacé vers le «pays des hommes intègres». En effet, le ciel de Ouagadougou était recouvert d’un épais nuage de poussière, lourd à couper au couteau et empêchant même le brûlant soleil d’avril de darder ses rayons sur des populations à moitié cuites, contraintes au bronzage intégral.
En certains endroits la visibilité était sérieusement affectée par ce gros voile de poussière qui inquiète les Burkinabè parce que, la plupart du temps, ces genres de brume sont des convoyeuses de mille et un germes de maladies, en l’occurrence la méningite. Du reste, la forte canicule qui assomme actuellement les Burkinabè est très propice au développement de la méningite et certaines localités ont d’ailleurs atteint le seuil de l’épidémie. Pire, le Burkina qui est situé en pleine ceinture méningitique connaît, cette année, le développement d’une nouvelle souche de ce mal qui endeuille annuellement un nombre important de familles. Le Neisseria meningitidis X fait autant peur que le Sida, aucun vaccin n’étant en mesure, pour l’instant, de prévenir cette nouvelle forme de méningite. Les Ouagavillois qui avaient applaudi, il y a quelques jours la «pluie des mangues» censée «laver» la nature de ses impuretés et surtout de toutes ces maladies charriées par la poussière et la chaleur, ne sont visiblement pas sortis de l’auberge. Et ce manteau de nuage dont s’est recouvert le ciel burkinabè ce jeudi 22 avril, n’est guère pour les rassurer. Certes, ce ne sont pas les conséquences de l’éruption de Eyjafjöll, le volcan islandais (c'est en fait l'une de ces tempêtes de poussière dont le Burkina, pays sahélien, est coutumier), mais c’est une source de menace pour la santé des populations burkinabè.
| Commentaires |
|
|
||||||||


