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Côte d’Ivoire: Gouvernement d’union ou de division?

Ainsi donc, la rue a recommencé à gronder en Côte d’Ivoire et les politiques à se tirer dessus, par médias interposés. Sans être désespérée la situation sociopolitique n’en n’est pas moins préoccupante. Si fait que Blaise Compaoré, le Facilitateur dans la crise ivoirienne a rappelé  son homologue ivoirien au respect de l’Accord de Ouagadougou qui a plus ou moins rapproché la Côte d’Ivoire de ces élections si proches et si loin. .

Les échéances électorales, notamment la présidentielle sont, en tout cas, telle un serpent de mer, loin de se matérialiser. Elle n’aura peut-être jamais lieu, ou dans le meilleur des cas, pas dans l’immédiat. Le casse-tête ivoirien, l’un des plus complexes phénomènes sociopolitiques ramène ainsi le pays presqu’à la case départ, moins les rebelles armés et les forces légales qui se regardent ouvertement en chiens de faïence. Aujourd’hui, chaque camp garde son arme dans le dos, prêt à dégainer au moment propice. En vieux loup de la politique et en boulanger méritant plus que jamais son surnom, Laurent Gbagbo a su tirer le premier, arguant du fait que Robert Beugré Mambé, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) dont il a réussi à se défaire, a cherché à inscrire frauduleusement plus de 4000 noms qui n’y ont pas droit, sur la liste électorale. Et depuis lors, il faut avoir le courage de le dire, c’est le concept suicidaire de la xénophobie qui est en train de ressurgir avec ses conséquences désastreuses qui continuent de couper le pays en deux et de détruire son tissu économique. En attendant, c’est Guillaume Soro qui est assis sur des braises, la rue, notamment l’opposition, réclamant le retour du décapité de la CEI alors que dans le même temps, Laurent Gbagbo, dont il est le premier ministre, n’en veut plus, pour des divergences politiques maquillées sous la forme d’accusation de fraude, scénario ressemblant plutôt à un piège savamment tendu par le pouvoir pour se débarrasser d’un empêcheur de tricher en rond. Qu’attendre du prochain gouvernement de Guillaume Soro? Sera-t-il d’union ou de désunion? On le saura bientôt, l’opposition qui dit ne plus reconnaître Gbagbo comme président y entrera-t-elle? C’est la grande question à laquelle le Premier ministre fera face quand il aura fini d’éteindre les bus enflammés par des manifestants contre la dissolution de la CEI

 

 

 

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