Même si les coéquipiers de André Ayew, le fils de l’immense Abedi Pélé, ne soulèvent pas le trophée continental au soir du dimanche 31 janvier prochain, ils auront rempli leur contrat en amenant le Ghana en finale de cette 27ème Coupe d’Afrique des nations. En effet, beaucoup de gens, même des spécialistes du football avaient déjà vendu la peau des Blacks Stars, dont l’équipe, rajeunie à près de 90% avaient encore, comble de malheur, perdu, pour indiscipline Suley Muntari et pour blessures, des cadres de la trempe de Michael Essien, John Paintsil ou John Mensah.
Mais ces jeunes footballeurs qui étaient affublés du très peu flatteur qualificatif de «Baby» Blacks Stars finiront par se faire respecter au fil de la compétition, s’offrant même au passage, le pays organisateur de la CAN 2010 en quart de finale, avant de se payer la tête du géant nigérian, dans une demi-finale qui est loin d’être une référence en matière de beau jeu.
Les «Brésiliens d’Afrique» ont simplement confirmé qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre de…CAN! Certes, les étoiles noires n’ont pas encore atteint le firmament angolais, elles n’en sont peut-être pas bien loin. Pour cela, il leur suffira de continuer à jouer crânement leur chance, afin de réaliser l’exploit que tout un peuple attend d’eux. Le Ghana retrouvera alors les cimes du football africain, après avoir erré pendant longtemps dans les sentiers obscurs de la décadence. Depuis leur dernière victoire à la CAN de 1982 et leur finale perdue contre les Eléphants de Côte d’Ivoire en 1992, les Blacks Stars ne reviendront vraiment en surface qu’en 2009, avec leur double qualification pour la CAN et le Mondial 2010.
Et si 2010 était simplement l’année du Ghana, avec les juniors qui ont été sacrés champions du monde sur les bords du Nil le 16 octobre 2009? En attendant de les retrouver en juin prochain au mondial sud-africain, les Blacks Stars aimeraient bien accrocher à leur palmarès qui commençait à prendre un coup de vieux, le plus majestueux des trophées de football du continent. Mais ça c’est une autre paire de manches et les Ghanéens auront besoin de tous leurs dieux pour les porter vers la victoire finale le dimanche 31 janvier prochain. Pour le moment, les Ghanéens savourent leur victoire, alors que les Nigérians pleurent. Ainsi va la CAN 2010.
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