L’année 2010 est arrivée avec, dans ses bagages, la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN), qu’accueille l’Angola, du 10 au 31 janvier prochains. Qui succèdera aux «Pharaons» d’Egypte, actuels détenteurs du prestigieux trophée continental? Des observateurs du football africain ne jurent que par les «Eléphants» de Côte d’Ivoire qui constituent, de nos jours, l’un des meilleurs effectifs de l’Afrique et se classent en excellente position dans le gotha du football mondial.
Tout comme les «Fennecs» d’Algérie, transfigurés par leur qualification mémorable pour la Coupe du monde 2010, face à leurs «frères ennemis» de l’Egypte. Bien que moins brillants, contrairement à l’époque où ils étaient considérés comme les Brésiliens d’Afrique, les «Black Stars» du Ghana n’entendent pas se laisser enterrer, et voudraient bien redorer leur… étoile, à l’instar des «Super Eagles» du Nigeria, qui espèrent réaliser leur «come-back» en terre angolaise. Le football ayant sa logique que la raison ignore, des surprises ne sont pas à écarter et des outsiders comme l’Angola, pays hôte de la compétition phare en Afrique, joueront crânement leurs chances, avec l’ambition légitime de faire battre pour eux, le cœur de Dame coupe. Une chose est certaine, le tournoi sera très enlevé et le plaisir sera indubitablement au rendez-vous.
Cependant, la fête sera-t-elle aussi populaire comme à l’accoutumée? Rien n’est moins sûr! La crise économique aidant, rares sont les supporters africains qui seront en mesure d’effectuer le voyage jusqu’en Angola pour s’assurer un hébergement décent. Le coût élevé de la vie dans ce pays en a déjà dissuadé plus d’un supporter, et ce ne sont pas des structures étatiques ou privées, frappées de plein fouet par la récession économique qui leur viendront en aide. On ne saurait occulter le prix des billets dans les gradins qui varie entre deux et six euros, pour les matches de groupes, et grimpe jusqu’à 13 euros pour la finale. Même que nombre de téléspectateurs africains, du fait de la cherté des droits de retransmission, hors de portée de leurs gouvernements, et donc de leurs télévisions nationales, seront sevrés des images de la CAN angolaise.
Du reste, même en Angola, à quelques six jours de la biennale du foot africain, l’engouement se fait attendre. A moins que les réjouissances de fin d’année et du nouvel an aient ravi la priorité à la grande fête du ballon rond. Malgré tout cela, vivement que la CAN reprenne tous ses droits pour le bonheur football africain.
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