Depuis plusieurs semaines, le Burkina traverse une grave tourmente sociale qui fait désormais planer un voile opaque d’incertitude sur l’école nationale et sur l’avenir des élèves et étudiants. La fermeture des universités publiques, qui vient s’ajouter à celles des établissements d’enseignement primaire et secondaire en vigueur depuis plusieurs semaines, témoigne fortement de ce que l’heure est grave. Mais plus encore, on est en droit de s’étrangler d’inquiétude quant à l’issue de cette crise aux proportions définitivement nationales, dans un contexte international marqué par la montée des tensions sociales, de l’expression des libertés et du refus de l’oppression.
Alors que la crise sévissait depuis le 20 février dernier, et que les manifestations d’élèves, entamées dès le mardi 22 février à Koudougou, troisième ville du Burkina Faso, où un scolaire, Justin Zongo, a trouvé la mort dans des circonstances troubles, c’est seulement le 13 mars que le président du Faso, Blaise Compaoré, est sorti de sa réserve. Sans doute pensait-on, dans l’entourage du chef de l’Etat burkinabè, que le «feu» sera bien vite circonscrit et qu’au sortir de la 22e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), les choses rentreraient dans l’ordre.
D’autant que le gouvernement a tout de même pris quelques bonnes mesures pour aller dans le sens de l’apaisement, dont notamment le limogeage du gouverneur de la région du Centre-Ouest et du commissaire central de police de Koudougou. Seulement, entretemps, les manifestations se sont poursuivies, avec des commissariats saccagés et autres destructions de biens publics. En déplorant récemment le décès de Justin Zongo, Blaise Compaoré a tenu à rassurer les uns et les autres sur le fait que «les manifestations dans un Etat de droit sont tout à fait légitimes et normales». Cependant, a-t-il aussi réaffirmé, et cela tombe sous le sens, «les destructions et les actes de vandalisme observés ça et là qui touchent à la fois des édifices publics qui n’appartiennent pas à un gouvernement» sont inadmissibles.
On peut saluer la prise de parole du chef de l’Etat sur cette grave situation, même si elle vient sur le tard. On peut, dans le même temps, déplorer que cette parole présidentielle, sur un fait qui n’en finit pas de mettre le pays sens dessus-dessous, ne prenne pas une dimension quelque peu solennelle. Le geste mortel de Mohamed Bouazizi, en Tunisie, dépité par une tourmente policière, est toujours frais dans les mémoires. De ce point de vue, le président aurait dû réagir plus promptement à la mort de Justin Zongo et là-dessus, au-delà de sa personne, ses conseillers en stratégies diverses auraient pu, auraient dû l’amener à sortir de sa légendaire torpeur.
Autrement, plus que le président, ses conseillers n’ont de raison d’être que celle de faire valoir leur capacité à anticiper sur certains événements en ayant la meilleure oreille sur l’évaluation situationnelle du pays à tout instant, sans l’isoler du contexte géopolitique sous-régional, régional et international. Sans doute que là aussi, les responsabilités devront être situées, mais tout de même, plutôt que d’enfermer le président dans une tour d’ivoire et d’essayer de «gérer» à leur manière et dans leurs cercles ce qu’ils pourraient considérer comme des sautes d’humeur vite maîtrisables, le rôle des conseillers n’est-il pas d’éclairer le président au mieux de leurs compétences? Cela induit l’obligation, le devoir de vérité, en lui exposant franchement, que cela lui plaise ou non, tous les éléments d'appréciation, pour l'aider à prendre les bonnes décisions dans l'intérêt du pays. Ils doivent donc attirer, en toutes circonstances, sa présidentielle attention sur les dangers qui s’annoncent ici et là, sur les malaises multiformes qui traversent les différentes couches de la société.
Les conseillers ont-ils fait correctement leur travail dans ce dossier pour qu’on en soit encore là, en pleine inquiétude, presqu’un mois après ces tristes événements, et à redouter que la rue gronde de tous ses malaises? Il n’est peut-être pas trop tard pour remettre un peu plus de sérénité dans le débat. Les peuples adorent des signaux forts, les actes solennels. Et si Blaise Compaoré s’adressait enfin particulièrement à son peuple, à la nation pour amorcer la baisse des tensions?
Bien vu monsieur le journaliste . Blaise n'est ent oure que de flagorneurs , qui lui mentent a longue urs de journee . il faut mettre fin a cette distan ce entr e le presi et son peuple , que beaucoup pre nnent pour de l'arrogance . arretons de croire que le burkina est sur une planete differente , ouvre z les yeux pou r voir ce qui se passe . il faut aus si en finir avec cette manie de chercher de s boucs emissaires . pour calmer la situation , le premie r ministre doit limog er le ministre de la securite et le ministre de l'administration territoriale . le president doit recevoir la famille de justin z ongo et calmer le jeu . c'es t chaud dans le pays d eeeh ...
Leopold Ricci
- Tout va très bien Madame La Marquise !
|2011-03-16 12:53:09
Il y a un siècle l'Abbé Moreux explique comment le s radiations solaires peuvent altérer le comportem ent des gens et des masses : plus de criminalité. L'équip e du Professeur Piccardi (Florence) a repri s le travail en profondeur et montré l'effet des r adiations venant du Cosmos. L'antiquité parlait de Gaïa (forces de la Terre) et Ouranos (forces du C iel). Tout cela a été ignoré. La Mutation c limatiq ue c'est l'effet que l'on présente comme la Cause. Et l'on ignore les v éritables forces qui bouillon nent dans le magma et se préparent dans le Ciel. C e Ciel que le Gaulois avait le mérite de savoir re douter ! Le nombre de vases trop pleins, qu'une s imple goutte d'eau fait déborder, ne cesse d'augme nter e t de s'étendre.
Mais "Tout va très bien Madame La Marquise", et on cher che à durer, à son poste juteux !
Thierry HOT , Je vous admire comme un grand journa liste mais vous n'ecriviez pa s beaucoup sur la sit uation interieure du Burkina . Pour une fois que v ous pre nez la plume sur le BF , vous dites des cho ses que personne n'oserait ecrire : le president e st enferme par des gens qui lui doivent tout , et ne peuvent pas le blesser . Que dieu sauve le Burk ina
D'accord avec ton analyse boss.
Belle analyse pat ron!
La faute et la létharg ie des conseillers es t d'autant inadmissible qu'ils ont laissé dire à B laise C ompaoré: «les destructions et les actes de vandalisme observés ça et là qui tou chent à la foi s des édifices publics qui n’appartiennent pas à u n gouvernement ». Ne braque t-on pas le débat à une question purement politique?
La télévisio n aussi n'a pas trouvé meilleur cadre que celui qu'on a v u. A propos sur sujet s délicats, décor minutieusem ent préparé.
Je vais m'occuper de mes maitresses!
vous filtrez les commentaires et cela ne permet pa s la liberté d' expression do nt vous les journalis tes êtes les premiers défenseurs et c'est dommage
awoto
- A quoi servent les conseillers de Blaise Compaoré
|2011-03-27 10:01:18
Bien vu Thierry ! la crise burkinabè est très prof onde et structurelle. J'aurai conseillé Blaise de limoger le gouvernement sans attendre et même l'as semblée nationale et procéder à de véritables réfo rmes en accord avec la société civil e,l'opposition ,la mouvance,le collège des sages. il doit rassure r ses camarade s qu'il ne se sera pas candidat en 2 015 car beaucoup sont fatigués de jouer les 2nd rô les.
Que ALLAH nous apporte la paix dans notre cher Pay s. Ensemble prions pour le re pos de l'âme des disp arus . Et que chaque burkinabé travaille pour l'a paiseme nt dans les cœurs.
Ne laissez pas nos en nemis rire de nous. Le linge sale se lave en famil le. Vivement que les sages arrivent à réconcilier le peuple burk inabè. ALLAH nous protège tous et bé nisse notre Faso.
Blaise doit, s'il veut montrer qu'il tient au burk ina, annoncer qu'il ne se rep resentera plus aux el ections prochaines. Il a dure au pouvoir et sa fam ille s' est enrichie.
Il a, comme tous les chefs d ' etats oublie qu'il est la pour le peuple.
Les c onseillers ne servent a rien car , ils ne vous dis ent jamais la verite de peur de vous contrarier. m ais cela aussi a un rapport avec le patron qui fai t semblant d'etre ouvert mais qui en realite ne l' est pas.
le PM a tra vaille sur les indicateurs ec onomiques mais a oublie les indicateurs 'sociaux'
Enfin, un president 'elu' à 80% ne peut pas norma lement avoir des problemes 4 ou 5 mois plus tard.
Blaise, tu joues les mediateurs d 'habitude, le mediat eur a besoin de mediation avec lui meme.
bsr tout le monde
je propose que le nouveau premi er ministre
1/ change tout l e gouverment a savoir le ministre de la santé, la défense, la sécurité l'ense ignement secondaire et de l'alphabétisatio n ne reviennent plus car ils ont mal géré la crise qui est venue sous eux
2/ les conseillers de bla ise ne disent pas la vérité
3/ que le président d u faso dise a certains de ses députés de s avoir f aire leur analyse comme le député mahama sawadogo
4/ A monsieur le mai re de ouagadougou simon compa oré que c'est pas comme ça que l'on doit se compor té des sorties à la télé et se ridiculisé qu'il se porte bien et organisé des djandjobas pour dire q u'il est là tout ca ça complique la situation.
5/ je pr opose le retour de salif diallo
et de kwané lougué
meri
Bsr
la composition du nouveau gouverment est for midable. mais c'est au pied du mur qu'on connait le vrai maçon .
un journalise comme premier? si c'est p as burkina .
je reviendrai avec d'autres e xplication
monsieur le mai
re de ouagadougou simon compa or é que c'est pas comme ça que l'on doit se compor
té des sorties à la télé et se ridiculisé qu'il se porte bien et organisé des
djandjobas pour dire q u'il est là tout ca ça complique la situation.
5/ je pr
opose le retour de salif diallo
et de kwané lougué