Un match nul, deux défaites et… une victoire! Après trois journées et quatre sorties dans cette 19e phase finale de la Coupe du monde de football, qui commence à peine sur les installations africaines d’Afrique du Sud, le continent noir peut enfin savourer sa première victoire. Une belle réussite signée par les jeunes joueurs de l’équipe ghanéenne des «Black Stars». Des stars –entendez étoiles- qui ont bataillé ferme pour contenir les assauts répétés de leurs adversaires serbes du jour, avant d’enlever, pratiquement sur la fin du match, le gain de la partie.
En signant cette première victoire dans le premier «Mondial africain» de l’histoire de cette compétition, le Ghana donne espoir à tout un continent, qui peut légitimement laisser exploser sa joie. D’autant que le scepticisme semblait déjà se dessiner sur certains visages, suite aux premiers résultats des représentants africains, pourtant pas si décevants que cela, pour le profane que je suis. Tout d’abord, c’est l’Afrique du Sud, le pays hôte, qui boucle le tout premier match de ce Mondial’2010 sur un score nul de un but partout, face à une équipe du Mexique dont on disait qu’elle ne ferait qu’une bouchée des «Bafana Bafana». C’est vrai, on avait tellement souhaité une victoire sud-africaine, d’emblée, pour marquer le territoire et donner le la de l’engagement de l’Afrique à faire trembler les filets. Mais ce nul-là n’a pas –loin s’en faut- tempérer les ardeurs des «vuvuzelas», ces trompettes qui se font entendre tout au long des matches et dont certains s’offusquent du perpétuel bourdonnement.
Aussi, espérait-on que les «Super Eagles» du Nigeria, entrant ensuite en scène pour le compte des représentants africains, créent une belle surprise face à l’ogre argentin, l’un des super favoris désigné de la compétition. Mais si la bande à Lionel Messi n’a pas (encore) montré grand-chose, elle s’en est plutôt bien tirée en infligeant sa première défaite (0-1) aux coéquipiers de Nwanko Kanu. Une défaite donc, puis une autre, toujours sur la marque de 0 but contre un, signée par la Slovénie, qui affrontait l’Algérie, le samedi 12 juin 2010. L’Afrique allait-elle tutoyer les marquoirs électroniques? Les supporters africains misaient donc d’autant plus sur le Ghana, qui entrait dans la compétition ce dimanche 13 juin 2010, face à la Serbie. Emmenée par sa jeune génération et privée de sa star, Michael Essien, l’équipe ghanéenne était bien consciente de l’enjeu, de la responsabilité qui pesait sur ses épaules. Après de longues minutes de domination, mais aussi de doute, la concrétisation du rêve intervient à la 84e minute, par l’entremise d’un pénalty transformé par Asamoah Gyan. «Nous sommes très fiers d'être les premiers Africains à avoir gagné un match dans cette Coupe du monde», a d’ailleurs dit l’attaquant ghanéen, heureux d’avoir donné cette belle victoire à l’Afrique.
En attendant l’entrée sur la pelouse verte du Cameroun et de la Côte d’Ivoire, considérés comme les meilleures chances du continent d’aller le plus loin possible dans la compétition, l’Afrique peut, somme toute, se réjouir des résultats de «son» Mondial, après trois journées d’oppositions. En dehors de l’organisation et de la qualité des infrastructures, dont on n’a aucune raison de rougir, le tableau sportif ne se présente pas si mal que cela! Qui a oublié que c’est le Sud-Africain Tshabalala qui, le premier, mit le cuir rond au fond des filets mexicains, le 11 juin 2010, signant, pour l’histoire, le premier but de la compétition?
Un tout premier but africain avec les «Bafana Bafana», une première victoire avec les «Black Stars»… J’espère bien –et c’est tout le mal que je leur souhaite!- que l’appétit des buteurs africains se réveillera davantage au cours des prochains matches. En attendant, bravo aux Ghanéens, à coups de «vuvuzelas»…
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