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2010, année de l’Afrique?

L’immuable ronde des jours poursuit inlassablement son compte, tandis que s’ébauche, au fil du temps insaisissable, le décompte des rendez-vous, mineurs ou majeurs, en cette nouvelle année qui vient à peine d’éclore. Une année dont la résonnance porte déjà en elle la magie d’une impérative rencontre avec le temps. Ciel, on est en 2010! Et le troisième millénaire grille tout doucement sa première décennie. On est en 2010, et l’Afrique indépendante, l’Afrique francophone indépendante, s’apprête à célébrer ses 50 ans d’affranchissement de la tutelle coloniale. Mais, l’a-t-elle jamais quittée?

 

 

Non, je ne veux pas relire, ici, aujourd’hui, René Dumont, pour qui «l’Afrique noire est mal partie». Je n’emboucherai pas non plus la trompette de ces afropessimistes notoires, qui pensent que notre Afrique-là n’est même pas partie du tout. Ni souligner qu’après avoir enregistré son milliardième être humain en 2009, l’Afrique reste encore ceinturée par des maux et des fléaux divers. Ou encore que certains pays traînent le pas sur le sentier de la démocratisation, à travers remises en cause et revirements spectaculaires. Le temps saura lui-même remettre ces faits d’hier, qui continuent de tutoyer le présent, au goût du jour. Je veux juste, ici, au-delà de la symphonie des vœux, qui marquera encore tout le mois de janvier de sa litanie enjoliveuse, jeter un peu de lumière sur ces quelques immanquables de 2010, déjà calés dans les starting-blocks pour entrer dans l’histoire de la formidable aventure humaine.

Je ne parlerai donc pas de politique, même si ce ne sont pas les rendez-vous, notamment électoraux, qui manquent. Cependant, je note que le Togo devrait ouvrir le bal de ce crucial exercice démocratique le 28 février prochain, tandis qu’on attend toujours qu’une date définitive sorte enfin du chapeau pour nous situer sur le calendrier électoral de la Côte d’Ivoire. Sans compter que la feuille de route de sortie de crise de la Guinée reste quasiment vierge, tandis que sur celle de Madagascar, il n’y plus que des gribouillis, depuis que Andry Rajoalina, tel un «TGV», a jeté la copie de la communauté internationale aux orties…

Plus loin, en novembre sans doute, le Burkina Faso mettra un terme au présent quinquennat de Blaise Compaoré et inaugurera un nouveau chapitre du mandat présidentiel. Evidemment, on ne sait pas encore à quelle sauce seront mangées les réformes tous azimuts, qui font recette dans le mortier des «refondations», et sur lesquelles plane, telle une épée de Damoclès, le pilon de la «révisionnite constitutionnelle». Facilitateur dans trois crises sous-régionales – Togo, Côte d’Ivoire, Guinée – Blaise Comaporé sera-t-il lui aussi, à sa façon, l’homme de l’année 2010?

J’ai dit que je ne parlerais pas de politique? Pardon… Car, c’est vrai, il y a de merveilleuses choses, de formidables rendez-vous qui mettront tout le monde d’accord cette année et qui, bien plus que les parades et les commémorations prévues et/ou à prévoir pour saluer le cinquantenaire de l’Afrique, feront briller le continent de mille feux. D’abord, c’est la 27e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN’2010) qui tiendra la vedette, du 10 au 31 janvier, en Angola. Les 16 meilleures équipes du continent croiseront ainsi les crampons pour désigner, au bout, le nouveau champion, qui succèdera aux Pharaons d’Egypte.

L’année sera décidément footballistique, puisque l’Afrique du Sud, ainsi qu’on le sait depuis longtemps déjà, abritera, en juin-juillet 2010, la Coupe du monde du ballon rond. Un rendez-vous planétaire, que le continent noir s’active à organiser dans la dignité et la sportivité. Est-il besoin d’ajouter que c’est la toute première fois que les grandes nations du monde – au total 32 pays qualifiés – disputeront, en terre africaine, le trophée de football le plus prestigieux et le plus convoité, pour en souligner la sublimissime importance? Que cette manifestation est l’une des rares qui unifie, d’une latitude à l’autre, des millions de hameaux de notre village planétaire, où le seul langage du cuir rond, qui danse le dribble et les tirs croisés sur le rectangle vert, fait chavirer de bonheur, invariablement, Blancs, Noirs, Jaunes, Rouges?

Oui, vraiment l’Afrique s’exhibera sous mille et un projecteurs en 2010. Et nous suivront, d’un œil perspicace, les brillantes étincelles, autant que les pâles feux de paille…


Commentaires
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levis  - Nombre de participants au mondial dans l'article   |2010-01-05 15:19:38
Il me semble que le nombre d' équipes participant au mondial 2010 est de 32. D
ans votre article vou s parlez de 64
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