Depuis que leurs maisons se sont écroulées à cause de la pluie diluvienne du 1er septembre dernier, les sinistrés sont toujours logés dans les écoles et les lycées de Ouagadougou, alors que la rentrée scolaire est prévue pour le 1er octobre 2009. Pour que cette rentrée soit effective, le gouvernement aménage des sites dans lesquels il compte reloger ces sinistrés, à partir de ce mercredi 23 septembre 2009, afin de libérer les écoles. Dans les sites actuels, les préparatifs vont bon train.
Au lycée privé Dimdolobsom, situé au secteur 12, les infortunés du 1er septembre sont occupés à faire leurs bagages pour rejoindre leur nouvelle adresse, l’hippodrome de Ouagadougou où des tentes ont été dressées. C’est là -bas qu’ils seront logés pendant les deux mois à venir.
Les habits rangés dans des sacs et les petits effets dans des sacs en plastique, beaucoup se disent prêts à rejoindre l’hippodrome. «Tout le monde est prêt. Même si le camion arrive dès maintenant, ils peuvent partir», assure Achille Ilboudo, un des responsables du site. Au total 112 personnes ont trouvé refuge dans ce lycée, 87 d’entre elles ont exprimé leur désir d’être relogées dans le nouveau site.
Au lycée municipal Vénégré, c’est presque la même ambiance qui règne. Ici logent près de 650 personnes, selon Agama Tiendrébéogo, un conseiller municipal de l’arrondissement de Boulmiougou. Leurs baluchons attachés n’attendent  plus que les véhicules qui vont les convoyer au plateau omnisport du secteur 17, autre nouvel emplacement retenu par le gouvernement pour reloger les sinistrés. C’est ceux qui encadrent le site du lycée Vénégré qui ne sont pas prêts. «Ce n’est qu’hier soir qu’on m’a demandé de m’occuper du site parce qu’il y avait des problèmes. Nous sommes en train de faire l’état des lieux», explique Moumouni Zoungrana, le responsable fraîchement désigné du site. Pendant ce temps, les sinistrés, sagement alignés, se font  recenser. Si beaucoup d’entre eux saluent l’initiative du gouvernement qui les prend en charge depuis le 1er septembre, tous souhaitent que le problème de logement définitif soit résolu, eux qui ont tout perdu dans les inondations.
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