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Le RDS dans l’arène politique
- Mis à jour le 21 juin 2009
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Le bureau exécutif national du Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS), un nouveau parti à peine porté sur les fonts baptismaux, a animé une conférence de presse le samedi 20 juin 2009 à Ouagadougou. Il était question pour le Dima de Boussouma et ses camarades de présenter le parti et d’expliquer à l’opinion les raisons de sa création.
Le Burkina Faso compte un parti politique de plus! Depuis le samedi 20 juin 2009, en effet, le Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS) est venu grossir le rang des formations politiques du «pays des Hommes intègres». Créé par des transfuges du Parti pour la démocratie et le progrès/Parti socialiste (PDP/PS), le nouveau parti se réclame de l’idéal socialiste.
La décision de rompre avec le PDP/PS, explique des responsables de ce nouveau parti, date de la crise interne, qui s’est transformée en crise ouverte, lors du congrès de ce parti, en novembre dernier. Selon Salfo Albert Ouédraogo, le Dima du Boussouma, par ailleurs président d’honneur du parti, la corde s’est cassée avec ses anciens camarades lorsqu’à la faveur des joutes électorales pour le renouvellement des structures du bureau politique national, l’ethnocentrisme et l’exclusion ont pris le dessus sur les débats idéologiques et la compétence des candidats aux différents postes.
Le nouveau parti a pour emblème une rose (symbole du socialisme), que surplombent cinq étoiles. La rose représente l’espérance de récoltes abondantes. Les étoiles symbolisent les valeurs de l’idéologie du parti, sur lesquelles s’appuie le peuple dans sa lutte pour la réalisation du projet de société socialiste. Le RDS, dont le slogan est «Ensemble, changeons les mentalités pour changer le Faso!», regorge de vieux briscards de la politique, à l’image de son président, Wendlassida François Ouédraogo, ex-adversaire de l’actuel président du PDP/PS au dernier congrès, et Alain Nidaoua Sawadogo, responsable à l’environnement.

