Figurez-vous que pour ce match Côte d’Ivoire# Burkina, annoncé comme un des derbys ouest africain, et qui s’est achevé par un score nul et vierge (O buts partout), il n’y a pas seulement que les Burkinabè qui ont fait le voyage sur Cabinda, qui ont boosté les Etalons. Ceux qui sont restés au pays des Hommes intègres ont aussi apporté leur pierre. Et les résidents de la cité universitaire de la Patte d’Oie n’ont pas été en reste.
L'entrée en lice des Etalons contre les Eléphants de Côte d’Ivoire n’a cessé d'alimenter des conversations animées et souvent très passionnées entre les étudiants de la citée. Et à vrai dire, aucun endroit dans Ouagadougou ou des provinces n'a échappé à cette inaltérable effervescence: domiciles, salons de coiffure, marchés, bureaux, usines, transport en commun… partout où les adultes, jeunes, femmes se retrouvaient, ils n'avaient que les noms des coéquipiers de Moumouni Dagano à la bouche.
A la cité universitaire de la Patte d’Oie, c’est au son des tambours, des chants, des cris, bref dans une ambiance électrique que des centaines de passionnés de football, des supporters inconditionnels des Etalons ont suivi sur un écran géant le match tant attendu, qui finalement est soldé par un nul blanc.
Passion, fierté et parfois lucidité ont meublé l'esprit et le cœur des locataires de cette cité. «Gagner, gagner, gagner » était leur cris de cœur. La fièvre du football a grimpé à un tel degré que même la ligue des champions européenne, dont raffolent les étudiants, n'est pas parvenu à la dissiper.
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