C’est par un concert de klaxons que les supporters burkinabè, qui ont suivi avec angoisse le match Eléphants-Etalons, ont fêté, comme si c’était une victoire, le nul du Burkina contre la Côte d’Ivoire. Après la double gifle qu’avait infligée les Ivoiriens aux Burkinabè lors des éliminatoires jumelées CAN/Mondial 2010, le pire était redouté au «pays des hommes intègres». Les scores les plus fleuves ont même été avancés au profit de Didier Drogba et ses camarades. Et c’est finalement un match nul aux allures de victoire qui a scellé cette rencontre, preuve qu’il ne faut pas vendre la peau de…l’Etalon avant de l’avoir tué.
C’est à l’honneur des poulains du sélectionneur Paulo Duarte, bien que très souvent, surtout en première partie, ils aient été quelque peu malmenés par des Eléphants bien maladroits, à l’image de leur feu follet, Baky Koné. Mais, ce match entre voisins n’a pas été la première surprise de la CAN 2010, les Malawites ayant, peu avant bouffé du Fennec, terrassant les Algériens, super favoris de la confrontation, par le score sans appel de 3 buts à 0. Cette correction du mondialiste algérien n’a pas non plus constitué la première surprise, Frédéric Kanouté et les Maliens ayant réalisé en match d’ouverture, la prouesse de refiler 4 buts aux Angolais en moins d’une quinzaine de minutes. Jusque là, les Angolais, exubérants devant leur public et leur Chef de l’Etat menait à la marque par 4-0, et là encore, c’était une autre surprise. Quelles surprises nous réservent, les jours à venir, cette CAN angolaise qui semble être partie pour consacrer le nivellement des valeurs? On attend de voir, avec cependant cette certitude que les surprises franchissent rarement le cap du premier tour.