Aujourd'hui,

« Bonne gouvernance et équité sociale pour une nation forte et prospère », c’est sous ce thème que le Burkina Faso va commémorer le 11 décembre 2018 à Manga (Région du Centre sud), le 58e anniversaire de son Indépendance. Un thème évocateur au vu de la situation que traverse le pays.

Le ministère de l’éducation nationale a rendu public le vendredi 7 septembre dernier, une liste d’établissements privés qui ne respectaient pas les cahiers de charges régissant la création et le fonctionnement des structures d’enseignements du privé. Selon l’étude, 649 établissements ne sont pas reconnus par l’état dont 226 « irrécupérables » qui seront tout simplement fermés dans les jours à venir. 

Cette année encore, les Burkinabè devront vivre la période de canicule avec les coupures d’électricité. La Société nationale burkinabè d’électricité (Sonabel) a annoncé le vendredi 9 mars dernier qu’elle faisait face à un déficit de 50 Mégawatts sur l’ensemble du réseau, ce qui va l’amener à contingenter le courant durant la période de pointe.

Depuis le 21 novembre 2016, la vente et l’utilisation des pétards a été formellement interdites par le gouvernement burkinabè, soucieux de la quiétude des populations burkinabè traumatisées par les bruits de ces explosifs. Malheureusement, l’usage de ces explosifs est de nouveau en vogue dans le pays. C’est du moins ce que l’on a remarqué à l’occasion des fêtes de fin d’année 2017 à Ouagadougou.

Depuis quelque temps, certains groupes socioprofessionnels et organisations de la société civile ne s’embarrassent pas de chichis pour pousser la chansonnette de la démission, réclamant ouvertement le départ de leurs fonctions de certaines personnalités de la République. La Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) a ainsi demandé récemment la démission du ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, coupable de ne s’être pas rendu disponible pour recevoir un message.

On reparlera abondamment, bientôt, de cette fin d’octobre 2014 qui a mis un terme au long bail présidentiel de Blaise Compaoré à la tête de l’Etat burkinabè. Face aux velléités de modification de l’article 37 de la Constitution qui limite à deux quinquennats successifs le nombre de mandats que peut s’octroyer le président du Faso, les Burkinabè sont en effet sortis massivement pour affronter toute éventuelle répression. Réussissant ainsi, tout en épatant le monde, à vaincre la peur et la fatalité pour ouvrir une nouvelle page de l’histoire de leur pays.

«Les histoires sages finissent souvent par un beau mariage et beaucoup d’enfants», chantent joyeusement, en 1964, Guy Béart avec Christiane Canavese. Même si «l’amour qu’on se jure n’est pas garanti» et que l’on se demande parfois à part soi, avant d’aller… se mettre la corde au cou: «Vais-je dire oui?» Evidemment, une fois «unis par les liens sacrés du mariage», on applaudit le meilleur et on oublie le pire. Tant et si bien que lorsque survient ce pire indésirable — bien souvent au détour de mésententes ouvertes, d’incompatibilité d’humeur ou de violations graves du contrat moral de l’acte mariage —, s’ouvre dans la vie du couple un boulevard d’incertitudes, de déchirements, de drames…

L'avenue Kwame Nkrumah dans la ligne de mire des terroristes

Encore une fois, le Burkina est éprouvé par une attaque de nature terroriste en plein cœur de sa capitale, et notamment sur la célèbre avenue Kwame Nkrumah. Une avenue qui se relève à peine des soubresauts terroristes qui l’avaient déjà endeuillée l’année dernière.

Refusant la fatalité, des jeunes scolaires de Ouagadougou ont décidé de créer un groupe — qui devrait se muer en association — pour lutter contre la faim au Burkina. A peine constitué, ce jeune groupe a réussi à offrir des vivres et des habits à soixante familles démunies de Saaba à la veille de l’Aïd el-Fitr. Une précieuse première victoire…

La Côte d’Ivoire vient d’enregistrer un nouveau tour de vis dans la situation militaro-sécuritaire qu’elle connaît depuis le début de l’année. Des soldats ont en effet à nouveau fait parler leurs armes pour exprimer leurs récriminations.

Suite aux récents évènements survenus à Tialgho, dans la commune de Ténado (Sanguié), les Burkinabè attendaient certainement avec impatience que la voix la plus autorisée du pays vienne les rassurer sur le traitement que réserve le gouvernement à cette situation de tension récurrente. Rentré d’un déplacement au Qatar et en Arabie Saoudite, le président du Faso s’est brièvement prononcé, ce lundi 22 mai, sur la lancinante équation que posent les koglwéogo, et qui préoccupe au plus haut point les populations et la République.

Ça y est! Emmanuel Macron est entré dans ses attributs de président de la République française. Après la journée d’investiture tout en symboles et en solennité de ce dimanche 14 mai, les compteurs semblent désormais lancés pour un quinquennat à plein gaz…