Aujourd'hui,

TRIBUNE

Le président de Le Faso Autrement s’inquiète, dans cette tribune, pour la santé du général Djibril Bassolé. L’ancien ministre des Affaires étrangères, jugé actuellement pour son implication présumée dans le putsch de l’ex Régiment de sécurité présidentielle contre les autorités de la Transition en 2015 souffrirait d’une maladie cardiaque qui nécessiterait des soins à l’étranger. 

«Il est universellement admis que le premier des droits humains, le plus important de tous d’ailleurs est le droit à la santé. Pour tout gouvernement responsable, sérieux et qui se respecte, garantir la sécurité et le bien-être à sa population signifie d’abord et avant tout, lui offrir les conditions optimales de santé et l’accès aux meilleurs soins en cas de souffrances physiques.

Tel n’est malheureusement plus le cas au Burkina Faso d’aujourd’hui où la détresse sanitaire du Général de Gendarmerie, Djibril BASSOLE, gravement malade et très affaibli, ne semble pas émouvoir les gouvernants actuels de notre pays. Ces derniers, contraints par des pressions diverses, nationales et internationales, ont organisé une évacuation sanitaire à minima dans une clinique de seconde zone à Hammamet, en Tunisie, et qui aujourd’hui se révèle être un piège qu’ils sont entrain de refermer. 

En effet, le protocole sanitaire pour le traitement de la pathologie dont souffre le Général BASSOLE prévoit des séances lourdes et régulières étalées sur une période allant jusqu’à la mi-juin 2019. Contre toute attente et en plein protocole, le 5 mai 2019, les autorités burkinabè ont fait rapatrier à Ouagadougou le Général BASSOLE sous le motif qu’il devrait être transféré le 10 mai 2019 dans une unité spécialisée en Turquie. Celui-ci, n’ayant de fait aucune raison de penser qu’il s’agissait en réalité d’un stratagème et n’ayant surtout aucun moyen de s’y opposer, n’a eu d’autre choix que de se laisser reconduire à Ouagadougou, pensant naïvement que, comme il lui avait été dit, il repartirait en soins.

Pour rappel, le Général Djibril BASSOLE, personnage clé de la vie politique nationale, premier et unique Général de Gendarmerie au Burkina Faso, ancien Ministre de la Sécurité, ancien Ministre des Affaires Etrangères et ancien Représentant Spécial de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour, est poursuivi dans le cadre du procès du putsch manqué du 16 septembre 2015 sous la transition. C’est donc évident que sa disparition, si malheureusement elle devait se produire, serait une perte énorme pour sa famille, son pays et à la réalisation de la justice équitable et transparente.

Le Parti Le Faso Autrement estime que même en dehors de toutes les considérations humanistes et humanitaires, il est nécessaire et indispensable à la manifestation de la vérité que la santé du Général Djibril BASSOLE soit préservée et qu’il reçoive dans les meilleures conditions, les soins adéquats. Au vu de ce qui précède, il est difficile de ne pas se poser la question de savoir s’il n’y a pas un dessein inavoué de réduire définitivement au silence un sachant de premier plan. 

C’est pourquoi, le Parti Le Faso Autrement 

- S’insurge contre le traitement inhumain et gratuitement méchant dont est victime le Général Djibril BASSOLE privé de son droit constitutionnel d’accès aux soins de santé ;

- Condamne la dérive autoritaire et le manque d’humanisme des autorités politiques et administratives de notre pays ;

- Prend l’opinion publique nationale et internationale à témoin sur l’état de santé très alarmant du Général Djibril BASSOLE ;

- Appelle à la mobilisation de tous les démocrates de tous les bords pour exiger et obtenir du gouvernement Burkinabè que le Général Djibril BASSOLE reçoive sans délai le traitement adéquat dans une unité de soin spécialisée. 

N’oublions pas que ça n’arrive pas qu’aux autres et demain, c’est déjà aujourd’hui.

Les militants du Parti Le Faso Autrement, par ma voix, expriment tout leur soutien et leur solidarité au Général Djibril BASSOLE à qui ils souhaitent de tout cœur un prompt rétablissement. En outre, ils mettent en garde le Président du Faso, SEM Roch Marc Christian KABORE, Chef de l’Etat, premier magistrat du pays, garant de la Constitution, garant du bon fonctionnement des institutions et des administrations, contre le mauvais traitement que l’administration et le Ministre de la Défense infligent au citoyen Djibril BASSOLE. Ils le tiendront personnellement et pleinement pour responsable si jamais le pire arrivait au Général Djibril BASSOLE.

Il urge donc, pendant qu’il est encore temps, que le Président Rock Marc Christian KABORE prenne ses responsabilités et ordonne immédiatement l’évacuation sanitaire et humanitaire du Général Djibril BASSOLE dans une unité de soins spécialisés en Europe.

Plaise à Dieu d’ouvrir les cœurs des Burkinabè à l’amour et à la tolérance!»

 

Ouagadougou, le 21 mai 2019

Le Président

Dr Ablassé OUEDRAOGO

Commandeur de l’Ordre National

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