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POLITIQUE

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, s’est entretenu, ce lundi 1er avril 2019, avec la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder), une organisation de huit partis politiques. Un seul point était à l’ordre du jour des échanges à savoir la situation nationale, notamment la réconciliation nationale.

Convaincu que la consolidation de la paix et de la cohésion sociale ne peut être une réalité sans l’implication des forces vives de la nation, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE a entamé depuis peu une série de consultations auprès des personnes ressources et morales de notre pays. En effet, après les autorités coutumières et religieuses (musulmane, catholique, protestante), la majorité présidentielle et l’opposition politique, le Chef du gouvernement a rencontré, ce lundi 1er avril 2019, la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder).

En prenant langue avec la Coder, Christophe Joseph Marie Dabiré est fidèle à sa démarche de dialogue républicain. C’est tout le sens de la séance de travail qu’il a eu avec la Coder où un seul point a été débattu par les deux parties. « Nous sommes tous radieux. Nous n’avons pas été déçus de ce que nous avons pu entendre du Premier ministre. Cette séance de travail a été productive pour le Burkina Faso », s’est exprimé le porte-parole de la Coder, Dr Ablassé Ouédraogo, à l’issue des échanges.

Selon lui, le motif de satisfaction tient en l’assurance donnée par Christophe Joseph Marie Dabiré de faire de « la réconciliation nationale une nécessité impérieuse » pour le Burkina Faso.  « Le Premier ministre nous a aussi confirmé que la réconciliation nationale était un impératif catégorique si on veut construire la nation Burkina Faso. C’est bien ce que la CODER défend depuis plus de trois ans et nous avons saisi cette excellente occasion pour lui remettre en main propre le mémorandum pour la réconciliation nationale au Burkina Faso. Le même document avait été remis le mardi 13 février 2018 au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré », expliqué Dr Ouédraogo. Et le porte-parole de la Coder d’ajouter : « Le Premier ministre nous a promis qu’il allait lire le document et nous revenir si des explications s’imposent ».  Toute chose réconforte les membres de la coalition en ce sens que le constat est fait que le Chef de l’exécutif burkinabè « est en train d’amorcer un dialogue sur instruction du président du Faso ».

« Nous sommes convaincus et le Premier ministre a dit que c’était son intime conviction que d’ici la fin de son mandat le processus de la réconciliation national allait démarrer. Certains pays voisins sont dans cette logique. Le Mali a amorcé un dialogue de haut niveau. En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a envoyé des émissaires pour rencontrer l’ancien président Laurent Gbagbo. Au Burkina Faso et nous le savons tous il ne saurait y avoir de réconciliation nationale si tout le monde n’est pas ensemble, si tout le monde n’est pas présent », a-t-il soutenu.

«La réconciliation nationale étant l’affaire de tous les Burkinabè, ensemble, nous lui avons souhaité bon vent et que Dieu lui donne la santé, la force de mettre en œuvre son Discours de politique générale prononcé le 18 février 2019 à la Représentation nationale », a exhorté Dr Ablassé Ouédraogo.

DCI/PM

*Le titre est de la rédaction

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