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SOCIETE

Le 30 avril dernier, le personnel de l’hôtel Sopatel le Silmandé de Ouagadougou manifestait pour exprimer son mécontentement sur la gestion des travailleurs par le directeur général. Alors que le personnel s’attendait à un dénouement «heureux» de la situation, 30 autres travailleurs ont été licenciés par la direction générale. Ce qui porte à 41 le nombre des licenciés. D’où le courroux de ces derniers ce jeudi 1er juin 2017. Ils réclament désormais la réintégration du personnel licencié.


Pour Armand Tapsoba, délégué général du personnel, rien ne saurait expliquer de tels agissements de l’actuel directeur général, Oumar Sall. En effet, «à l’issue de notre mouvement du 30 avril dernier, nous avons été reçus par notre ministère de tutelle qui nous a demandé de faire table-rase sur le différend et que tout le monde soit réintégré afin que les discutions reprennent en interne. Nous avions même exigé le procès-verbal du ministère avant de réintégrer mais le ministère nous a rassuré que le PV nous parviendra après notre réintégration. Chose que nous avons fait. Mais à notre grande surprise, 30 autres personnes ont été licenciées le 15 mai, jour même où devait se tenir la deuxième rencontre entre le personnel, la direction et le ministère », explique M. Tapsoba.

«C’est un mouvement d’humeur de l’ensemble du personnel et on ne peut pas accepter que certains parmi nous soient licenciés abusivement pour cela», ajoute le délégué. Regroupés sous un tamarinier juste derrière l’hôtel depuis bientôt deux semaines, une partie du personnel, 118 au total, entend rencontrer la direction générale ce jeudi pour exiger la réintégration des 41 travailleurs licenciés. Très remontés ce jeudi matin, les manifestants menacent de faire sortir le directeur général des lieux si rien n’est fait pour les satisfaire. Signalons que toutes les démarches entreprises pour rencontrer la direction de l'hôtel ce jeudi matin ont été vaines.