Aujourd'hui,
URGENT
Justice: la procureure de la CPI fait appel de l'acquittement de Gbagbo et Blé Goudé
Burkina: l’UPC «vivement préoccupée par la dégradation continue de la situation sécuritaire»
Burkina: la marche non autorisée des syndicats et de la société civile dispersée par la police, une dizaine de blessés
Cyclisme: Le Burkinabè Bachirou Nikiéma remporte le grand prix de la ville d'Abidjan
Cédéao: Mise en place d'un plan quinquennal de lutte contre le terrorisme d'un montant de près 596 milliards de FCFA
Cyclisme: le Burkinabè Paul Daumont remporte le tour cycliste international de Côte d'Ivoire
Cameroun: le président Paul Biya convoque "un grand dialogue national" sur la crise au Cameroun anglophone
RDC: déraillement meurtrier d’un train dans le Tanganyika, plus de 50 morts
Burkina: des organisations syndicales se démarquent de la journée nationale de protestation initiée par l'Unité d'action populaire
Burkina:  l’UPC invite le gouvernement «à reprendre sans délai les négociations avec les syndicats de la santé»

Une vue des manifestants. (Photo SM)

SOCIETE

Contre le projet de bornage du site d’un hôpital dans leur quartier, une partie de la population du secteur 33 de la ville de Bobo-Dioulasso a marché sur la mairie de l’arrondissement n° 4, dans la matinée du lundi 20 février 2017. Après une séance de discussion en plein air avec le maire Bakoné Millogo, les manifestants ont fini par accepter les explications de ce dernier qu’ils soupçonnaient pourtant de vouloir les déposséder de leurs parcelles.


Alors que Bakoné Millogo, le maire de l’arrondissement 4, avait prévu de se rendre avec une équipe de topographes sur le site du futur hôpital dans le quartier non loti du secteur 33 pour borner le terrain, grande a été sa surprise d’apprendre que certains habitants des environs allaient s’y opposer. Ces derniers, soupçonnant un deal de parcelles combiné par le bourgmestre se sont levés de bonne heure pour barrer le pont qui donne accès au site. Craignant d’être délocaliser de leur terrain au profit d’acquéreurs fictifs. Ils y sont restés jusqu’aux environs de 9 heures et ne voyant pas l’équipe de topographes arriver, les manifestants qui tenaient à faire entendre leur mécontentement, ont fini par décider de marcher sur la mairie. Une fois devant la mairie et sous le regard d’une patrouille de la CRS arrivée un peu plus tard, ils ont exigé des explications au maire.

En fait, il s’agit d’un terrain de 79 ha destiné à la construction d’un centre de santé. Une première opération de bornage avait eu lieu en 2014. A cause de l’insurrection qui a fait partir l’ex-régime, le projet a été suspendu. Profitant de cette situation, les propriétaires terriens ont déterré les bornes et continué à vendre les parcelles sur le même site. Si fait qu’à la date d’aujourd’hui, le nombre de constructions y dessus dépassent les personnes préalablement recensées. Puis, à travers la désinformation, certaines langues ont fait croire aux populations locales que le projet de construction de l’hôpital était une ruse de l’ancien conseil d’arrondissement (et dont faisait partie Bakoné Millogo, l’actuel maire) pour détourner des parcelles pour leurs intérêts personnels. Toute chose que le maire d’arrondissement a démentie, avec des documents administratifs à l’appui.

Aux manifestants, Bakoné Millogo a expliqué que le projet d’hôpital était bel bien réel et que d’ailleurs, ce n’est qu’en septembre qu’une correspondance du ministre de la santé lui était parvenue. Par cette lettre, il est demandé au maire de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre du projet très prochainement. D’où, l’initiative de la présente opération de bornage.

Qu’à cela ne tienne, Bakoné Millogo a rassuré les manifestants que l’opération de bornage ne suppose pas que ceux qui ont déjà construit sur le site seront uniquement délocalisés. Bien au contraire, «des mesures seront prises pour les reloger ailleurs tout en tenant compte des dédommagements qui y surviendraient», a indiqué M. Millogo. C’est ainsi qu’après les explications du maire qui s’est montré convainquant, le mercure a pu redescendre. Mieux, Bakoné Millogo a voulu gardé la fenêtre ouverte ; il a souhaité que les manifestants puissent élire en leur sein, des représentants pour la poursuite des discussions et à travers lesquels ils recevront les informations pendant le processus.

Serge Maurille (correspondant à Bobo- Dioulasso).

Sondage

La Fédération burkinabè de football a choisi de confier le poste de sélectionneur des Etalons "A" à Kamou Malo, faisant ainsi confiance à l’expertise nationale. Cette décision, selon vous, est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé