Aujourd'hui,
URGENT
Maroc: le roi gracie la journaliste Hajar Raissouni, condamnée à un an de prison pour avortement illégal
Coopération: le Ghana offre au Burkina 110 millions F CFA pour  soutenir ses efforts dans la gestion de la crise humanitaire
Inde: New Delhi lance un plan de lutte contre la pollution
Burkina: le rapport d’activités 2018-2019 du Haut Conseil du Dialogue social remis au président du Faso
Tunisie: Kaïs Saïed élu président avec 72,71 % des voix (Officiel)
Justice: l'audience du procès de l'affaire dite charbon fin de nouveau renvoyée au mardi 17 décembre 2019
Côte d'Ivoire: Guillaume Soro, candidat à la présidentielle de 2020 
Burkina: la 21 JNLP se tiendra du 18 au 20 octobre sous le thème:«Comment consolider la liberté de la presse face à la menace terroriste ?»
Politique: le CDP va organiser un congrès extraordinaire pour lever les différentes sanctions prises à l'encontre des différents militants
Economie: le prix Nobel d'économie a été attribué à la Franco-Américaine Esther Duflo et aux Américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer

Bamory Sanogo, vice-président de l’UCRB

SOCIETE

Entamée le mercredi 8 février 2015, la grève des chauffeurs routiers du Burkina Faso a aussitôt été interrompue le lendemain: constat fait à Bobo Dioulasso le jeudi en fin de matinée, au siège même de l’antenne régionale de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB).


Dès 12h, le président de l’UCRB Bobo, Bamory Sanogo, par ailleurs vice-président de la structure au plan national, a commencé à appeler «sa troupe». A chacun de ses représentants il demandait, via téléphone portable, de lever les barrières et de laisser passer les camions qui étaient bloqués au niveau des différents piquets, aux postes de contrôles.

Les routiers sont allés en grève pour manifester leur ras-le-bol face aux tracasseries et les rackets sur la route et réclamer l’instauration d’une convention collective.  Si ont accepté de lever leur mot d’ordre de grève ce jeudi 9 février, c’est suite à des négociations avec les autorités gouvernementales. Selon le vice-président de l’UCRB, les chauffeurs routiers ont bien suivi le mot d’ordre. Pour cela, il leur exprime sa gratitude, d’autant plus qu’à l’origine, estime-t-il, les raisons de la grève concernent bien plus les corridors qui sont liés à Bobo-Dioulasso. Il s’agit notamment des axes Niangoloko- Bobo, Bobo- Ouaga, Bobo- Faramana, Bobo- Koloko, Bobo- Dédougou, jusqu’à la frontière du Mali, où le nombre de postes de contrôle est devenu trop élevé. «Regardez vous-même, de Niangoloko à Kantchari, on a plus de 42 postes de contrôle», s’indigne-t-il.

Les complaintes des chauffeurs routiers par rapport aux tracasseries de la part des forces de sécurité sont devenues récurrentes ces derniers temps. Et même les responsables des compagnies de transports, des marchandises en l’occurrence, se plaignent des conséquences sur leur commerce. Sayouba Ouédraogo, gérant d’une société d’import- export, explique : « rien qu’aux entrées de Bobo et de Ouagadougou par exemple, les camions étaient immobilisés et cela cause des retards sur les délais de livraison des marchandises. Si bien que des clients, les propriétaires de ces marchandises, nous incriminent sérieusement ».

Qu’à cela ne tienne, Sayouba Ouédraogo, ainsi que nombre de patrons, se disent solidaires de leurs chauffeurs dans la mesure où, dit-il : «en tant que propriétaires de véhicules, nous savons que les chauffeurs sont dans leurs droits. Nous nous contentons de leur donner les frais de route pour aller hors du pays. Si déjà cet argent ne peut même pas le faire traverser le Burkina Faso et que viennent s’ajouter les tracasseries policières, les chauffeurs sont pénalisés et nous aussi, cela nous fait plus de dépenses».

Serge Maurille (correspondant à Bobo Dioulasso)

Sondage

La Fédération burkinabè de football a choisi de confier le poste de sélectionneur des Etalons "A" à Kamou Malo, faisant ainsi confiance à l’expertise nationale. Cette décision, selon vous, est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé