Aujourd'hui,
URGENT
RDC: L’Onu inquiète face à l’augmentation des violations des droits de l’homme
Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire

SOCIETE

Le mouvement de la société civile, le Balai citoyen, a animé une conférence de presse ce lundi 17 octobre 2016 pour dénoncer « l’incapacité » de l’actuel gouvernement burkinabè, à maitriser la situation sécuritaire. Suite aux récentes attaques terroristes qu’a subit le pays, le Balai citoyen invite le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités.

Selon le Balai citoyen, «entre mars 2015 et octobre 2016, on a enregistré au moins cinq attaques visant directement les forces de défense et de sécurité burkinabè avec plus d’une quarantaine de morts». Une situation qui, selon un des responsables du mouvement, Sam’k Le Jah, sème l’inquiétude au sein des populations burkinabè.

Comment comprendre que dans cette situation préoccupante, il n’y ait pas un ministre de la défense et un autre de la sécurité qui s’occupent exclusivement de la question sécuritaire ? Comment admettre qu’on maintienne toujours à la tête de l’armée et du système sécuritaire des officiers qui ont montré leur incapacité à prémunir le Burkina Faso contre ses ennemis ? Ce sont autant de questions que se posent Sam’k le Jah et le  Balai citoyen.

En conclusion, le Balai citoyen pense qu’ «il est grand temps de faire le toilettage dans le système sécuritaire et de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut ». « Ceux qui gèrent actuellement le problème sont dépassés par la situation », martèle les conférenciers qui s’inquiètent par ailleurs de la libération de certains officiers présumés putschistes de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle. Pour le Balai citoyen, la sécurité étant l’affaire de tous, les résultats des travaux de la commission sur la réforme de l’armée engagés depuis décembre 2015, devraient être publiés.

Me Guy Hervé Kam, membre du Balai citoyen pense que « beaucoup de problèmes au Burkina Faso sont liés à l’armée ». Faisant remarquer que le pays a un chef de l’Etat qui est un civil démocratiquement, il préconise que la défense et la sécurité du territoire soient confiées à des personnes qui lui rendront compte afin que le président puisse se consacrer à l’ensemble des questions préoccupantes en tant que chef de l’Etat.

Pour Me Hervé Kam, le chef de l’Etat doit prendre ses responsabilités même si cette responsabilité doit conduire le gouvernement à réorganiser l’armée. « C’est la responsabilité exclusive du chef de l’Etat en tant que chef suprême des armées, de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut au sein de l’armée », a ajouté M. Kam.

Abel Azonhandé