Aujourd'hui,
URGENT
Togo: la BOAD injecte 20 milliards FCFA dans le projet cimentier du magnat Burkinabè Inoussa Kanazoé.
Présidentielle/2020: la jeunesse de l’Union pour le progrès et le changement collecte 26 millions de FCFA pour la caution de Zéphirin Diabré.
Sécurité: le Soudan détruit 300.000 armes à feu illégales dans le cadre du projet national de collecte d'armes
Santé: le Bénin lance la construction d'un Centre hospitalier et universitaire de référence dans la sous-région ouest-africaine.  
Présidentielle/2020 : le dossier du candidat Roch Marc Christian Kaboré déposé par Simon Compaoré, président du MPP, parti au pouvoir. 
Burkina: Mahamadi Kouanda démissionne du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex parti au pouvoir).
Burkina: le Premier ministre appelle à la mise en place d’un «système de commande publique efficient».
Burkina: Incarcéré à Ouaga,Jean Claude Bouda, ex ministre de la Défense obtient une «permission» d’un mois pour des soins (LeFaso.net). 
Nécro: le général de division Ali Traoré est décédé dans une clinique à Tunis où il avait été évacué quelques jours plus tôt. 
Burkina : 1 034 609 personnes déplacées internes accueillies dans 257 communes (gouvernement). 

SOCIETE

Maïza Sérémé, procureur du Faso ayant passé 4 ans à ce poste, a passé  le témoin à son successeur Harouna Yoda, ancien premier substitut du procureur du Faso.  L'audience solennelle d'installation du nouveau procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI ) de Ouaga 1, s'est tenue ce jeudi 3 octobre 2019 au TGI de Ouagadougou. 

La présente cérémonie selon le procureur sortant, répond à deux objectifs : « Le respect des  dispositions de l'article 119   de la loi n 050- 2015 CNT du 25 août 2015 , portant statut de la magistrature qui dispose que le magistrat est installé dans ses fonctions en audience solennelle de la juridiction à laquelle il est  nommé et l'objectif  de présenter à tous le nouveau promu » a expliqué Maïza Sérémé.

Nommé depuis le mois de mai 2019, Harouna Yoda , magistrat matricule 130 881 N , est installé officiellement dans ses nouvelles fonctions  deux jours après la rentrée judiciaire. Cet écart, le procureur du Faso entrant l'explique par deux raisons : « Cet écart s'explique par le fait  qu’après les délibérations du conseil supérieur de la magistrature qui est l'organe compétent,  cette désignation doit être consacrée par un décret pris par le président du Faso. C'est l'attente de ce décret qui a pris d'abord une partie du temps. Ensuite, vous constatez que les vacances judiciaires étaient entre le mois de juillet et  celui d'octobre alors,  il fallait bien qu'après les vacances,  on puisse faire le point le procureur Maïza  Sérémé et moi même afin de préparer la passation ». 

Titulaire d'une maitrise en Droit option affaire en 2001, Harouna Yoda est sortie de  l'Ecole nationale de l'administration et de magistrature (Enam) muni du diplôme de magistrat en 2003. De nos jours, il a à son  compte  une  vingtaine de formations continues effectuées tant au pays qu'à l'extérieur. De substitut du procureur du Faso près le TGI de Ouahigouya, en passant par le poste de procureur du Faso près le TGI de Djibo, de Yako et de Kaya, Harouna Yoda connait donc bien le poste.

Récemment premier substitut du procureur du Faso, M.Yoda affirme que la mission qui lui est assignée n'est qu'une continuité. De ce fait,  en  tant que ministère public, le parquet  saisit les infractions, les traites en recherchant les auteurs et en les traduisant devant les tribunaux.  

« Le parquet, pour satisfaire les instances de la loi, se doit de relever le défi de la performance.  En prenant les rennes de ce parquet, je m'oblige à  relever ces défis. Pour ce faire, je nourris les attentes à l'égard de ma propre personne et à l'égard de mes collaborateurs. Je veillerai à ce que ma seule mission soit la satisfaction de la loi.  A l'endroit du parquet, le ministère public est un et indivisible, j'attends par conséquent la loyauté et le don de soi, de la courtoisie à l'égard des collaborateurs .A l'endroit des collègues et juges de siège, je souhaite que nos rapports soient empreint de professionnalisme, de convivialité et de respect » dixit Harouna Yoda. 

Pour Maïza Sérémé,  Certes les difficultés n'ont pas manqué, mais à la fin de son mandat, elle  retient surtout les bons moments  de collaboration et de partage : « Le travail a été ardu et très difficile parce qu'après l'insurrection populaire, l'incivisme grandissait et ce n'était pas facile de faire respecter la loi. Mais avec l'aide de tous,  nous avons fait notre part par la grâce de Dieu et nous avons su compter sur la sagesse divine pour nous guider ». D'après elle, tout n'a pas été parfait mais, par rapport à l'appréciation de sa hiérarchie, elle a rempli la mission qui lui  été confiée avec succès.  Tout en souhaitant bon vent au nouveau procureur, Maïza Sérémé a affirmé être disponible à le soutenir dans ses tâches.