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Burkina: 40 terroristes tués après l’attaque de Koutougou (AIB)

Image d'illustration/Siège de la RTB

SOCIETE

La décision du gouvernement du passage des médias publics (RTB et Sidwaya) du statut d’Etablissement Publics d’Etat (EPE) à celui de Société d’Etat n’est toujours pas appliquée. Face à ce qu’il qualifie de «mépris» et du «manque de volonté» du gouvernement à respecter ses engagements, le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (Synatic) a décidé ce vendredi 7 juin d’observer deux journées de protestation sous forme de sit-in les 12 et 13 juin prochain de 8 heures à 11 heures sur toute l’étendue du territoire national. 

A travers ce sit-in de 48 heures, le Synatic compte exiger d’une part la mutation diligente des éditions Sidwaya et de la RTB en société d’Etat avec l’ensemble du personnel telle que recommandée par la commission mixte. D’autre part, le Syndicat exige la dotation de ces médias en équipements et moyens conséquents pour leur fonctionnement efficace au service des populations et de l’intérêt général. «C’est un sit-in d’avertissement, une interpellation. S’il n’y a pas de réaction positive, nous irons en grève» prévient Siriki Dramé.

Selon le secrétaire général du Syndicat, la commission mixte composée d’experts de quatre ministères et des représentants du Synatic a examiné et validé les études produites par les cabinets commis qui ont proposé des options pour le passage réussi de ces deux sociétés. Deux options essentielles ont été proposées avec une recommandation qui a été transformée en option pour la RTB. Il s’agit d’une possibilité d’aller à la société d’Etat avec l’ensemble du personnel, et la deuxième option où le cabinet préconise qu’il faut réduire les effectifs de la RTB à environ 300 personnes. «La troisième option en recommandation qui n’est pas pour nous dans l’esprit de la société d’Etat, il s’agit que la RTB peut conserver son statut d’EPE et engager des négociations avec le gouvernement en lui demandant de leur coller un statut dérogatoire en entendant de passer à la société d’Etat» a expliqué M. Dramé.

Les conditions d’une mutation réussie

Pour la mutation réussie des Editions Sidwaya, il y a trois options dont un scénario de baisse des charges. «C’est cette option qui plombe surtout Sidwaya en matière de bénéfice et de plus-value», regrette le SG du Synatic. La deuxième option consiste à augmenter le chiffre d’affaire et la 3ème, est une option hybride. «C’est-à-dire qu’on baisse les charges de production tout en augmentant les chiffres d’affaires. Ils ont fait des propositions dans ce sens. Mais à Sidwaya, il n’y a aucun problème pour le personnel, ils ont plutôt encouragé les sociétés à prévoir un renforcement des effectifs compte tenu du fait que dans quelques années, il y aura beaucoup de départs à la retraite. La commission mixte a examiné toutes ces approches et a proposé que pour un passage réussi, il faut aller directement à la première option qui consiste à amener l’ensemble des effectifs pour répondre à l’esprit du protocole d’accord qui a été signé après une crise grave qui a secoué les médias publics», a expliqué Siriki Dramé.

Les conférenciers disent être étonnés de voir qu’en Conseil des ministres, la question n’a pas été examinée au fond et s’indignent face à la déclaration du ministre en charge de la Communication le 5 juin dernier. Pour le Synatic, cette sortie «inappropriée traduit une agitation fébrile qui cache mal l’intention de torpiller les intérêts des travailleurs des médias publics». «On s’est indigné du fait que d’abord c’est une loi qui a été adoptée depuis 2015 et pour son opérationnalisation, le gouvernement devrait mettre en œuvre la loi. C’est ça qui avait été choisi comme option pour résoudre les problèmes récurrents que traversent les médias publics depuis des années et les travailleurs avaient demandé un statut autonome. Le gouvernement a refusé cette option et c’est la société d’Etat qui a été proposé: c’est pourquoi nous ne voulons rien savoir, il faut l’appliquer. Les conséquences seront gérées par le gouvernement parce que dans tous les pays du monde les medias publics sont subventionnés» souligne le Sg Synatic.

S’agissant des coûts que cette mutation pourrait engendrer, le Synatic dit ne pas s’être intéressé parce que, relève M. Dramé, «lorsqu’une loi doit être opérationnalisée, tout ce qui est comme conditions, doit être satisfaites par l’Etat». 

« Le loi sera opérationnalisée »

En ce qui concerne les Editions Sidwaya, à entendre le SG Dramé, le cabinet a estimé un accompagnement à hauteur de 7 milliards de FCFA (pour la construction du siège, l’équipement et tous les moyens nécessaires pour que l’entreprise puisse être efficace). Pour le siège de la RTB, l’estimation a été faite à hauteur de 25 milliards. «Les cabinets ont reçu l’information selon laquelle la RTB a déjà bénéficié d’un prêt de 15 milliards en 2013 pour la construction du siège qui était prévue dans cette somme. Pour nous, même si c’est 100 milliards il revient à l’Etat d’endosser parce que, c’est une loi qui a été votée pour résoudre définitivement les problèmes. Donc, nous sommes sereins et confiants car, nous savons que cette loi sera opérationnalisée» foi de M. Dramé.

A entendre le Synatic, la trêve sociale demandée par les autorités est une conséquence d’un fait. «La trêve sociale ne se décrète pas. S’il y a des résolutions aux problèmes posés, on n’a pas besoin de lancer un appel à la trêve sociale vu le contexte que nous connaissons tous. La raison de toutes les luttes des différents syndicats est la non-tenue des engagements du gouvernement. On ne peut pas demander une trêve sociale pendant qu’on ne trouve pas des solutions aux problèmes qui assaillent le monde du travail» a indiqué M. Dramé. 

 

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