Aujourd'hui,
URGENT
Côte d'Ivoire: décédé le 8 juillet 2020, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly inhumé le  17 juillet à Korhogo. 
Mali: le Premier ministre a déclaré vouloir former "très rapidement" un gouvernement d'ouverture.
Mali: plusieurs figures de l'opposition arrêtées samedi après des troubles quasi insurrectionnels qui ont fait quatre morts. 
Présidentielle: Roch Marc Christian Kaboré officiellement investi par le MPP pour briguer un nouveau mandat en novembre 2020.
Transports: la liaison ferroviaire entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso a repris mercredi 8 juillet 2020 sur l'ensemble de la ligne. 
Mauritanie: le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prend part ce mardi 30 juin 2020 à à un sommet G5 Sahel-France. 
Tchad: le président Idriss Deby élevé au rang de Maréchal par les députés. 
Burkina: le gouvernement commande 2 700 tonnes de riz pour faire face à la crise humanitaire.
Santé: la République démocratique du Congo déclare la fin d'Ebola à l'est du pays. 
Burkina: le musicien Smarty devient le tout premier Ambassadeur de bonne volonté́ de l’Unicef au Burkina. 

Photo: lefaso.net

SOCIETE

Alliance police nationale (APN), le syndicat des sous-officiers de la Police a, au cours d'une conférence de presse tenue dans la soirée du vendredi 31 mai 2019 à Ouagadougou, dépeint la situation qui prévaut au sein dudit syndicat et dans l'institution policière. L'APN dénonce le mépris et l'ingérence du Directeur général de la Police dans les affaires su syndicat.

Selon le secrétaire général adjoint de l'APN, Ousmane Ouédraogo,  depuis la création de leur syndicat le 13 octobre 2018, ils subissent des pressions « à n'en point finir ». Le syndicat en veut pour preuve l'affectation des membres de l'APN dont le secrétaire général hors de la ville de Ouagadougou. « Toute chose qui laissait déjà entrevoir la tentative d'étouffement de la structure » a-t-il affirmé.

A entendre ce second syndicat de la Police, depuis la reprise de leurs activités, après le verdict du Conseil d'État qui a rétabli leur syndicat (APN) dans ses droits, c'est avec « amertume que les conférenciers disent constater le mépris et l'ingérence du directeur général de la Police nationale dans la vie du syndicat ». 

« Par des messages radios transmis, le directeur général de la Police nationale instruit tout chef de service de la Police nationale d'interdire l'accès du bureau national APN et ses militants dans les locaux des différents services de Police et fait cas d'abandon de poste. Cela constitue des atteintes graves à la liberté syndicale dans un Etat de droit » a expliqué le sous-officier Ousmane Ouédraogo.

Faisant cas de la situation au sein de l'institution policière, le secrétaire général adjoint de l'APN Ousmane Ouédraogo a fait savoir que, « l'ensemble des policiers vivent dans la désillusion la plus totale » et que, « le moral des policiers n'est pas seulement bas, il y a bientôt deux ans que leur moral a disparus ». Le syndicat souligne par ailleurs « l'incompétence notoire » de leur directeur général. 

« Les Burkinabè ne doivent pas s'étonner des postes de police abandonnés par les policiers. Les policiers se sentent abandonnés, leur directeur général est notoirement incompétent, il ne dispose même pas de mot pour galvaniser les policiers. Les dotations en matériels adéquats et adaptés promis depuis des années n'ont jamais vu le jour » déplore l'APN qui demande à leur directeur général de travailler de sorte à améliorer les conditions de travail de ses éléments. « Nous réclamons du matériel adéquat pour protéger la population et ses biens » a clamé M. Ouédraogo.

L'APN invite aussi le gouvernement à prendre des mesures nécessaires et le plus tôt possible afin d'éviter un climat délétère au sein de l'institution policière.