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Environnement: un tiers des plantes tropicales africaines risquent de disparaître (RFI)
Israël: la Justice annonce  la mise en examen du Premier ministre Benyamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance
Burkina: la campagne agricole 2019-2020 enregistre une production céréalière de 5,02 millions de tonnes (AIB)
Burkina: l’Union Européenne a procédé à la remise de 4 blindés de type Bastion au bataillon burkinabè de la force conjointe du G5 Sahel
Burkina: au moins 18 terroristes abattus dans l'attaque d'une gendarmerie à Arbinda
Burkina: le conseiller municipal de Gnatan (Yagha) assassiné par des hommes armés non identifiés le 19 novembre 2019 (Infowakat.net). 
Burkina: Le CSC suspend l'émission "Biibémooré" de Optima FM pour 3 mois pour manquements à la loi, à l'éthique et à la déontologie. 
Côte d'Ivoire: saisie record de 200 tonnes de faux médicaments à Abidjan
Football: le Burkina Faso bat le Soudan du Sud par 2 buts à 1 au titre de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2021

SOCIETE

Réunis ce lundi 13 mai 2019 en Assemblée générale extraordinaire, les avocats burkinabè ont décidé de reconduire une nouvelle fois leur grève. Cette fois ci elle est de deux semaines allant du mardi 14 au lundi 27 mai 2019.

Durant ces deux semaines de grève, les auxiliaires de justice vont suspendre leur participation à toutes les audiences des cours et tribunaux sur toute l’étendue du territoire national. Outre ce débrayage, ils ont annoncé la tenue d’un sit-in le lundi 20 mai 2019 de 8 h à 10 h devant la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco).

Depuis le mardi 23 avril, les avocats ont décidé de déserter les cours et tribunaux pour dénoncer « les graves dysfonctionnements de l’appareil judiciaire du Burkina Faso ». Après une première grève de 96 heures du 23 au 26 avril dernier, ils avaient reconduit leur grève à deux reprises, l’une allant du 30 avril au 6 mai  et l’autre du 7 au 13 mai. Le présent débrayage sera le troisième consécutif.

Pour les auxiliaires de justice, depuis octobre 2018, « il y a une interruption d’un pan des activités juridictionnelles notamment les audiences de flagrants délits, les audiences de citations directes, les audiences devant les juges d’instruction et ce, sur toute l’étendue du territoire national ». Outre cela, les autres audiences, civiles, commerciales, administratives, sociales n’ont pas repris et tous les autres actes (certificat de nationalité, casier judiciaire, enrôlement et exercice des droits de recours) sont impossibles à réaliser.

« L’assemblée générale dénonce cette situation qui engendre une violation massive et indiscriminée des droits humains, en l’occurrence, le droit d’être jugé dans un délai raisonnable, le droit d’accès au juge, le droit au principe de la permanence, et de la continuité du service public de la justice. A cet égard, la responsabilité de ces violations incombent à l’Etat dont le rôle est de prévenir les dysfonctionnements et de les résoudre quand ils surviennent malgré tout» avait dit les avocats en prélude de leur premier mouvement d’humeur.

En rappel, le lundi 29 avril dernier, à l’issue d’une marche de protestation, de la maison de l’avocat au ministère de la justice, les avocats burkinabè ont remis deux mémorandums aux ministres en charge de la Justice et des Droits humains, dans lesquels, ils dénoncent le blocage de l’appareil judiciaire et le non respect des droits humains.

 

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