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Burkina: le bilan actualisé de l'attaque de Koutougou est de 24 militaires tués, 5 disparus et 7 blessés
Burkina: 40 terroristes tués après l’attaque de Koutougou (AIB)

SOCIETE

Derrière son visage poupin et la douceur de sa voix, se cache une personnalité déjà bien trempée dans une envie constante de voler de ses propres ailes. A 17 ans, Blanche Bamouni brise les tabous de la société africaine sur des métiers dits masculins.

Coiffeuse, laveuse d’engins, maçonne et serveuse… Blanche Bamouni s’adonne sans la moindre gêne à quatre activités, voguant allègrement de la coiffure au lavage d’engins en passant par la maçonnerie et la restauration. 

Après avoir interrompu sa scolarité en classe de CM2 par manque de moyens, elle décide de tirer profit des aptitudes acquises en coiffant ses camarades et amies de classe et de quartier. Séduit par son penchant pour les métiers manuels, son père la place dans un salon de coiffure pour une année d’apprentissage. A l’issue de cette formation, la jeune fille est recrutée par un salon de coiffure à Saaba, commune semi-urbaine située à quelques kilomètres de Ouagadougou. 

Pour gagner plus d’argent et ainsi participer aux dépenses de sa famille, la troisième d’une fratrie de six enfants ajoute une corde à son arc professionnel en se faisant engager comme laveuse de motos et d’autos. Puis elle se met à travailler également comme serveuse dans un restaurant de la place. 

Entre le salon de coiffure du lundi au vendredi, le restaurant tous les soirs et le lavage d’engins tous les samedis et dimanches, ses journées sont bien remplies. A telle enseigne qu’elle a dû suspendre ses activités de pause de pavés et de carrelage.    Impossible donc de trouver du temps pour se reposer suffisamment. «C’est le lavage d’engins qui me fatigue le plus, parce que suis obligée de le faire en position accroupie tout le temps. Souvent le soir, je me fais masser par ma maman», raconte-t-elle.  En revanche, elle se plait tellement dans la coiffure qu’elle rêve d’ouvrir un jour un grand salon de coiffure et un atelier de lavage d’engins pour engager beaucoup de femmes. 

Fille unique de sa mère, «BM» — ainsi que son entourage la surnomme — compte garder son émancipation professionnelle, même dans son futur foyer, parce qu’elle «ne veut pas rester à la maison et attendre tout d’un homme», fut-il son mari. 

En attendant de souffler sa dix-huitième bougie le 31 octobre prochain, la fille aux quatre jobs se dit déjà émancipée dans la mesure où, bien que mineure, elle arrive à contribuer aux dépenses familiales.  Toutefois, elle avoue avoir encore besoin des conseils de plus âgées qu’elles, dont ceux de la propriétaire du salon de coiffure dans lequel elle travaille, ainsi que de sa collègue du salon qu’elle appelle affectueusement «grande sœur». 

 

© Fasozine N° 74-Mars-Avril 2018

 

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