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SOCIETE

En matière de consommation de drogue, Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Koupéla sont respectivement les trois villes qui enregistrent les plus forts taux du pays. L’ONG Initiative Privée et Communautaire pour la Santé et la riposte au VIH/Sida au Burkina Faso (IPC/BF) dans le cadre du Programme régional de réduction des risques VIH/Tuberculose et autres co-morbidités et promotion des droits humains auprès des consommateurs de drogues injectables (Paréco) a initié du 11 au 19 avril 2019, une caravane de plaidoyer et de sensibilisation sur le concept de la réduction des risques (RDR) dans lesdites villes.

Le concept de la réduction  des risques que promeut le Paréco dans les cinq pays d'intervention (Burkina , Cap Vert, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau et Sénégal) se veut « une démarche de santé publique pragmatique en ce qu’elle entend limiter les risques liés à la consommation sans avoir nécessairement comme premier objectif le sevrage et l’abstinence ». Il repose sur quatre principes fondamentaux : donner aux usagers de drogues les moyens de réduire les risques auxquels ils sont exposés, faire participer les usagers de drogues à leur prévention, faire évoluer les représentations sociales sur les usagers de drogues et sensibiliser les professionnels et améliorer les lois et dispositifs en place. 

La caravane constituée d’une dizaine de participants venus du Sénégal et du Burkina Faso ont sillonné les trois localités du pays pour mener le plaidoyer et la sensibilisation  auprès des procureurs du Faso, des régisseurs des maisons d’arrêts et de correction, des exécutifs communaux, des responsables sanitaires et surtout auprès des populations.

« Les consommateurs de drogues sont des personnes malades »

A Ouagadougou, (du 11 au 13 avril), tout comme à Koupéla (14 au 15 avril) et à Bobo Dioulasso (16 au 19 avril), les caravaniers ont invité les dépositaires de la loi à alléger les sanctions à l’encontre des consommateurs de drogue car ces derniers souffrent d’une pathologie comme les autres qui nécessitent une prise en charge complète. Aux élus locaux, le plaidoyer a consisté à demander leur appui pour la vulgarisation de l’esprit et de la démarche du projet au sein des populations. Enfin, les responsables sanitaires ont été invités à s’inspirer de la démarche de prise en charge modélisée par le projet. Les populations desdites localités ont eu droit à une sensibilisation via un théâtre forum sur la thématique de la RDR.

Le Coordonnateur régional du Paréco, Alioune Badara Sow qui a participé à toutes les étapes de la caravane a apprécié la qualité des échanges qu’ils ont eu avec les différentes autorités : «  Partout où nous avons été, le message a été le même. La réduction des risques doit être actuellement considérée comme un des éléments prioritaires dans les interventions de santé de manière générale et plus spécifiquement dans les interventions ciblant les consommateurs de drogues injectables. Dès lors que le paradigme est changé, qu’ils sont considérés comme des personnes malades, ils ont droit à l’accès aux soins et le Paréco est là pour faciliter (…) ». M. Sow explique surtout que les résultats de cette caravane et les enseignements seront partagés au niveau de toutes les instances et au niveau des autorités des cinq pays en charge des politiques sanitaires. 

A l'issue de l'audience avec l'OOAS à Bobo Dioulasso

Après cette caravane qui a permis de recueillir les besoins des responsables des centres pénitentiaires, des acteurs sanitaires des localités visitées et des acteurs intervenant dans la lutte contre la drogue, la perspective au plan national est déjà connue. Promouvoir davantage l’existence d’une autre alternative autre que l’incarcération des consommateurs de drogue. 

« Il s’agit de continuer à faire le plaidoyer au niveau des autorités pour que la loi puisse changer et permettre de prendre en charge médicalement les consommateurs de drogues injectables. Nous allons continuer le travail de plaidoyer et de sensibilisation que nous avons commencé pour que les autorités puissent prendre conscience de la situation et qu’elles puissent nous accompagner dans la réduction des risques » a fait savoir le Dr Hubert Traoré, coordonnateur national du programme.

La révision des lois, l’autre combat…

Magatte Mbodj, directrice exécutive de l'Alliance nationale des Communautés pour la sante (ANCS) basée au Sénégal, a apprécié pour sa part l’engagement des différentes autorités rencontrées durant la caravane. Ces dernières ont promis de mener chacun à son niveau des stratégies de réduction des risques. Mais pour elle, des activités concrètes doivent être menées en complément du plaidoyer et de la sensibilisation. Il s’agit de l’opérationnalisation du paquet d’intervention allant de la prise en charge des personnes qui consomment de la drogue jusqu’à la révision des lois sur certains aspects. 

« Nous ne faisons pas la promotion de la consommation de la drogue, nous ne sommes pas également contre la répression dans le cadre du trafic de drogue. Cependant, nous sommes là pour montrer que la consommation de drogue est une maladie pour la plupart des consommateurs. Nous sommes là pour dire que la répression ou l’incarcération n’est pas la meilleure solution pour les faire guérir de ce mal. Le temps de la caravane est très court, raison pour laquelle nous devons revenir vers eux pour des formations sur la RDR et leur donner des opportunités pour leur permettre aux aussi d’aller se renseigner pour voir quelle est la meilleure formule qu’il faut adapter à chaque contexte parce que nous n’avons pas de formule miracle qui s’adapte à toutes les circonstances » foi de Mme Mbodj.

La présente phase du programme prend fin en décembre 2019. Et au cas d’une 2e phase, le projet sera orienté, entre autres, vers la prise en compte des préoccupations et des besoins exprimés par l’administration pénitentiaire.

Selon les données de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, en 2013, on dénombrait 27 millions d’usagers de drogue dont près de la moitié consommeraient ces drogues par injection. 1,65 millions seraient atteints du VIH. En Afrique subsaharienne, ils sont 1 778 500 de consommateurs de drogues utilisant l’injection dont environ 221 000 d’entre eux seraient séropositifs à l’infection par le VIH. 

Le but du programme est comment faire pour que le VIH, la tuberculose et les hépatites ne se transmettent pas au niveau des consommateurs de drogues injectables et surtout comment leur assurer une prise en charge adéquate là où ils sont.

 

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