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Burkina: la Fédération internationale des Journalistes appelle au retrait de la réforme du Code pénal
Burkina: des médecins expriment leur ras-le-bol avec un ‘’carton jaune’’ au ministère de la santé (AIB)
RDC: l'Eglise appelle Tshisekedi à rompre avec les méthodes du régime précédent
France: Lamine Diack, l'ex-patron de l'athlétisme mondial, bientôt jugé pour «corruption active et passive» et « abus de confiance »
Barsalogho: 15 personnes tuées dans la soirée du samedi 22 juin 2019 par des hommes armés non identifiés (ministère de la Défense). 
USA: une condamnation à mort annulée après 6 procès pour «biais racial» (RFI)
Burkina: le Code pénal révisé adopté malgré l’opposition des médias et des organisations de droits humains   
Burkina: 110 508 candidats à la conquête du BAC premier diplôme universitaire
Turquie: les militaires «meneurs» du putsch raté condamnés à la prison à vie

SOCIETE

Réunis le lundi 22 avril 2019 en assemblée générale extraordinaire, les avocats du Burkina ont décidé d’observer un arrêt de travail de 96 heures sur toute l’étendue du territoire national à compter de ce mardi 23 avril 2019 et ce jusqu’au vendredi 26 avril prochain. Ils prévoient aussi une marche pour le respect de la justice et des droits humains le lundi 29 avril. 

Selon les avocats, ce mouvement d’humeur a pour objectif de dénoncer « les graves dysfonctionnements de l’appareil judiciaire du Burkina Faso ». Pour les auxiliaires de justice, depuis octobre 2018, « il y a une interruption d’un pan des activités juridictionnelles notamment les audiences de flagrants délits, les audiences de citations directes, les audiences devant les juges d’instruction et ce, sur toute l’étendue du territoire national ». 

En plus de cela, les avocats constatent que depuis le 19 avril dernier, toutes les audiences civiles, commerciales, administratives, sociales, référé et exécutions ont été également interrompues.  « L’assemblée générale dénonce cette situation qui engendre une violation massive et indiscriminée des droits humains, en l’occurrence, le droit d’être jugé dans un délai raisonnable, le droit d’accès au juge, le droit au principe de la permanence, et de la continuité du service public de la justice. A cet égard, la responsabilité de ces violations incombent à l’Etat dont le rôle est de prévenir les dysfonctionnements et de les résoudre quand ils surviennent malgré tout» peut on lire dans le communiqué sanctionnant la session. C’est donc dans le but d’interpeller l’autorité sur ces manquements que les avocats ont décidé de cet arrêt de travail de 96 heures et de la marche prévue le 29 avril prochain.

Pour tenter de comprendre les motivations des avocats, le ministre en charge de la justice, René Bagoro a rencontré ce mardi 23 avril 2019, le bâtonnier Paulin Salemberé. « J’ai été reçu par le ministre de la Justice qui a voulu qu’on échange sur la déclaration de l’assemblée générale extraordinaire des avocats tenue hier 22 avril, des difficultés rencontrées au niveau des juridictions », a indiqué le Bâtonnier à sa sortie d’audience, selon le service de communication du ministère.

La question de la levée de la grève décrétée à compter de ce mardi a été abordée et le Me Salemberé a répondu en ses termes : « Ce n’est pas le Bâtonnier qui a décrété un mot d’ordre de suspension de participation aux activités juridictionnelles de 96 heures, c’est l’assemblée générale extraordinaire des avocats. Donc il ne m’appartient pas moi sans convocation de cette assemblée de revenir sur la question (…) Mais nous avons pu échanger, nous avons compris les efforts qui sont faits au niveau du ministère. Il y a de bonnes perspectives, donc nous aviserons ».  

Durant donc les 96 heures d’arrêt de travail, les avocats suspendront leur participation à toutes les audiences des cours et tribunaux sur toute l’étendue du territoire national.

 

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