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Burkina: Le CSC suspend l'émission "Biibémooré" de Optima FM pour 3 mois pour manquements à la loi, à l'éthique et à la déontologie. 
Côte d'Ivoire: saisie record de 200 tonnes de faux médicaments à Abidjan
Football: le Burkina Faso bat le Soudan du Sud par 2 buts à 1 au titre de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2021
Burkina: 32 terroristes neutralisés dans les régions du Centre-nord et du Nord
Sécurité: le Nigeria, le Bénin et le Niger lancent des patrouilles communes aux frontières
Burkina: l'opposition politique demande la levée "pure et simple" de la suspension de trois mois du FPR
5e RGPH: 5 229 contrôleurs et 20 916 agents recenseurs prêts pour l’opération de dénombrement qui débute ce 16 novembre
Niger: après trois ans d'absence, l'opposant Hama Amadou est rentré dans son pays ce jeudi 14 novembre
Burkina: le cyber-activiste Naïm Touré relâché «sans aucune charge»

SOCIETE

Ceci est un communiqué de presse des ONGs humanitaires sur la situation sécuritaire actuelle que connait le Burkina Faso.

Les ONGs humanitaires sont extrêmement préoccupées par l’escalade de la violence communautaire au Burkina Faso, alimentée notamment par la stigmatisation de certaines communautés, avec des conséquences désastreuses sur la situation humanitaire déjà difficile. Alors que le drame de Yirgou, survenu du 1er au 3 janvier 2019 est toujours vivace dans les esprits, le Burkina Faso connait de nouveau des scènes de violences entre des communautés à Arbinda. Ces exactions, perpétrées contre des populations civiles, ont fait officiellement 62 morts des blessés et des disparus. Outre les pertes en vies humaines, cette nouvelle vague de violence induit une augmentation des mouvements de population qui fuient leurs résidences pour des zones plus « sécurisées ».

Ces populations viennent s’ajouter aux 135 000 personnes déplacées internes, dont 65% vivent dans la région du Sahel et pour lesquelles, les acteurs humanitaires éprouvent des difficultés à apporter une assistance appropriée compte tenu du contexte sécuritaire et de la faible mobilisation des ressources financières. Le cas de Arbinda, où l’accès à l’eau, à la nourriture, au logement et aux soins est particulièrement difficile pour les personnes déplacées internes, illustre le risque d’une crise humanitaire d’ampleur, si rien n’est fait pour stopper cette violence entre les communautés. En tant qu’acteurs humanitaires œuvrant pour les populations les plus vulnérables du Burkina Faso, nous exprimons notre vive inquiétude au regard de l’évolution actuelle de la situation.

Nous réaffirmons notre conviction que seule une solution qui prend en compte les aspects politiques, sociaux et économiques de la crise tout en s’attaquant à ses causes réelles et profondes permettra d’instaurer une paix durable. Nous appelons toutes les parties prenantes, notamment l’Etat, à s’investir et à œuvrer en faveur d’un dialogue intercommunautaire afin de rétablir le vivre-ensemble, seule alternative pour la construction d’une paix et d’un développement durable. Outre les actions de réponses humanitaires d’urgence, de résilience et de construction de la paix, nous réaffirmons notre engagement à être aux côtés de toutes les communautés affectées sans aucune distinction, dans le respect strict des principes humanitaires de neutralité, d’impartialité, d’indépendance et d’humanité. Nous sollicitons tous les acteurs pour faciliter l’accès des humanitaires aux personnes vulnérables dans l’exercice de leur mission. 

Ont signé :

 

 

 

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