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Cybercriminalité: une opération policière internationale démantèle un réseau de cybercriminels ayant fait plus de 40 000 victimes dans le monde
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Burkina: 88 conventions à hauteur de 1 176 milliards de F CFA signées en 2018 (Discours sur la situation de la nation)
Burkina: le Premier ministre Dabiré a exposé ce jeudi 16 mai son discours sur la situation de la nation, pour lui le bilan est plutôt satis
Niger: 17 militaires tués et 11 autres  portés disparus au cours d'une embuscade à Baley Beri, près de la frontière avec le Mali

SOCIETE

A l'issue du procès qui opposait l’Etat burkinabè au nouveau syndicat Alliance police nationale (APN), le verdict est tombé le mardi 26 mars 2019. En effet, le conseil d'État, a confirmé l’ordonnance attaquée en toutes ses dispositions et mets les dépends à la charge du requérant. Dans cet entretien, Ytourou Somé, secrétaire général de l’APN revient sur les circonstances de ce procès.

Fasozine : qu’est-ce qui s’est passé pour que vous vous retrouviez en justice avec l’Etat burkinabè ?

Ytourou Somé : Il faut dire que c’est à l’issue de la création de notre syndicat le 13 octobre 2018 que les membres du bureau national ont eu des soucis avec l’administration policière et qui a occasionné des affectations abusives. Alors que nous savions tous qu’il y a des affectations générales à la police nationale au mois de septembre, c’est avec surprise que nous avions appris qu’il y a une autre note le 26 octobre 2018, affectant les quatre ténors de notre syndicat juste après la création de l’APN. La direction générale de la police nationale nous a également interdit la tenue de nos activités. Le ministre de la Sécurité a emboîté le pas et celui de l’Administration territoriale a déclaré irrecevable notre déclaration d’existence. Ainsi l’un d’entre nous a été affecté à Koloko, un autre à Nyangoloko, un autre à Founzian et moi-même à Kantchari. Nous avons donc saisi le tribunal administratif le 5 janvier 2019 à travers un cabinet d’avocats. Le 13 février, la justice nous a donné raison et a intimé l’ordre à l’Etat de suspendre la décision du ministre qui suspend nos activités et de nous délivrer le récépissé de reconnaissance. Mais dans notre logique de discipline, nous avons suspendu toutes nos activités. A notre grande surprise, nous apprenions que l’Etat a fait appel au conseil d’Etat à travers l’agent judiciaire du trésor. Mais du 15 au 26 mars, le procès a été reporté deux fois. Finalement le procès a eu lieu le 22 mars et le 26 mars, il y a eu le verdict final qui nous a rétabli dans nos droit.

Etes-vous satisfait de ce verdict ?
Nous saluons vraiment la justice burkinabè qui vient ainsi de nous prouver que l’indépendance de la justice dont on parle n’est pas un rêve. Parce que ce n’était pas évident pour nous de remporter ce procès. Nous sommes conscients que ce problème est loin d’être terminé pour nous mais avec ce qui s’est passé à ce procès, nous sommes rassuré que nos bourreaux sauront raison gardée.

N’est-ce pas un syndicat de trop dans la même institution ?
Aucun texte ne limite le nombre de syndicat dans notre institution. Certains ont même fait croire que c’est un syndicat des policiers affectés. Le syndicat est né le 13 octobre et c’est deux semaines après, le 26 octobre qu’on sort une autre note d’affectation. Nous ne sommes en compétition avec aucun autre syndicat. Nous ne sommes pas le messie des policiers mais nous voulons juste nous mettre ensemble pour défendre les intérêts des policiers.

Quelle sera la suite maintenant?

Nous allons nous concerter pour décider de la conduite à tenir par rapport à nos activités
 

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