Aujourd'hui,
URGENT
Algérie: Abdelmadjid Tebboune élu président avec 58,15%
Etats-Unis: la commission judiciaire valide l'acte d'accusation de destitution de Donald Trump
Justice: 99 dossiers enrôlés pour les sessions des pôles criminels de Ouagadougou et de Ouahigouya
Justice: les acteurs demandent à la France de clarifier sa position sur l'extradition de François Compaoré dans l'affaire Norbert Zongo
Burkina: au moins 15 terroristes neutralisés, une base démantelée, et de l’armement saisi à Kompienga dans la Région de l'Est
Gaoua: une tonne de denrées périmées saisie par la police
Roch Kaboré: "Je voudrais rassurer tous les déplacés internes de notre engagement à créer les conditions de leur retour dans leurs localités"
Climat: les glaciers du Groenland fondent sept fois plus vite qu’en 1990
11-décembre: "Pour bâtir ensemble un Burkina Faso prospère, nous devons nous départir de nos intérêts égoïstes" (Roch Kaboré) 
11-décembre: "J’ai décidé de commettre un groupe de travail pour l’écriture de l’histoire générale de la Haute-Volta au Burkina" (Roch Kaboré)

SOCIETE

Ils étaient des milliers de Burkinabè à battre le pavé dans les rues de Ouagadougou ce samedi 12 janvier 2019. A travers une marche suivie de meeting, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et d’autres acteurs de la société civile interpellent le gouvernement Burkinabè à rétablir l’Etat de droit et justice pour les victimes de Yirgou.

Le vivre-ensemble dans un Etat de droit est plus qu’un impératif. Mais selon les marcheurs de ce samedi, les évènements de Yirgou viennent démontrer qu’il peut être mis à mal et ce, de façon anodine. «Accepter de vivre ensemble en respectant les différences entre les uns et les autres», tels sont les maîtres mots de ce meeting au cours duquel, le Dr Daouda Diallo, porte-parole du CISC a rappelé que «C’est la diversité des couleurs du tapis qui lui donne son éclat».

Du bilan actuel de la situation à Yirgou, Daouda Diallo révèle qu’il est de 75 morts et plus de 6000 déplacés. Il précise que les chiffres continuent d’évoluer sur le terrain. Sur le plan sociale, tout en reconnaissant qu’une bonne assistance est mise en place dans la commune de Kelbo et à Arbinda, Daouda Diallo fait remarquer que les déplacés ont de sérieux problèmes pour se nourrir, se vêtir et se soigner. «La prise en charge psychologique laisse à désirer. Sur le plan économique, beaucoup de biens ont été détruits et emportés. Les animaux des déplacés sont toujours pris en otage par les Koglwéogos qui prétendent s’approprier ou hériter désormais de ses animaux», déplore M. Diallo.

Convaincu que seul un Etat fort peut venir à bout de cette violence du fait du terrorisme, le collectif estime que l’autorité de l’Etat doit s’affirmer plus que jamais pour que cesse le cycle de violence des Burkinabè contre des Burkinabè. Il appelle toutes les composantes de la nation burkinabè à se mobiliser pour promouvoir la vérité, la justice, la paix et le vivre-ensemble. «Evitons de tomber dans la conjecture et la stigmatisation en cherchant à identifier nos bourreaux. Les citoyens doivent se départir des accusations gratuites et fortuites de même que les préjugés au nombre desquels, le délit de faciès. En voulant dresser le portrait-robot du terroriste, nous ne devons pas lui attribuer un faciès ethnique. En le faisant, nous rendons plus service aux terroristes qu’à nous-même», a conclu Daouda Diallo.

Aussi, le collectif lance un appel pressant à contribution des autorités administratives et coutumières dans la promotion des mécanismes traditionnels de règlement et de gestion des conflits aux côtés des mécanismes institutionnels existants. 

Sondage

Pour lutter contre le terrorisme, le maire de Ouagadougou propose à chaque Burkinabè de céder un mois de revenus à titre d’effort de guerre. Selon vous, cette proposition est:

OFFRE CANAL+

Rejoins-nous sur Facebook

ACTUELLEMENT DANS VOS KIOSQUES

NEWSLETTER

Abonnez vous à notre bulletin d'informations pour être quotidiennement informé