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Burkina: un citoyen canadien a été enlevé sur un site d’exploration minière situé dans la pronvince du Yagha (Région du Sahel)
Brexit: les députés britanniques rejettent massivement l'accord de Brexit par 432 voix contre
Justice: la CPI acquitte Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et exige leur libération immédiate
Ouagadougou: un mort dans une explosion dans une villa contenant des substances explosives au quartier Silmiyiri (arrondissement 9)
Football: Salitas FC a été battu (1-0) par Al Nasr de Benghazi au match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération
Mali: le Comité International de la Croix-Rouge dresse un bilan préoccupant de la situation humanitaire
Criminalité faunique: deux présumés trafiquants burkinabè interpellés avec des peaux de cinq félins par le ministère de l'environnement

SOCIETE

Pour la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) la récente baisse du prix de l’essence à la pompe opérée par le gouvernement s’apparente à une «une vaine tentative de diversion, destinée à émousser l’élan populaire soutenant et accompagnant la plateforme revendicative de la CCVC». 

 «Par une communication officielle en date du 08 janvier 2019, le ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat a annoncé une diminution de la hausse des prix des hydrocarbures décidée par le gouvernement le 08 novembre 2018. 

En rappel, la décision gouvernementale du 08 novembre 2018 avait suscité une vague populaire d’indignation ayant été couronnée, à l’appel de la CCVC, par une journée nationale de protestation le 29 novembre 2018, à l’occasion de laquelle une plateforme revendicative de sept (7) points a été remise au gouvernement. 

Au cours de deux rounds de discussions auxquels il a convié la CCVC sur sa plateforme revendicative, les 10 et 17 décembre 2018, le gouvernement a été à court d’arguments convaincants pour justifier sa décision d’augmentation des prix des hydrocarbures, se contentant au bout du compte, d’invoquer des engagements qu’il aurait pris avec le Fonds Monétaire International (FMI), et qu’il lui fallait respecter. Le gouvernement ne peut par ailleurs justifier la perception d’une taxe sur les produits pétroliers (TPP) à hauteur de 125 FCFA par litre d’essence, en violation flagrante du Code général des impôts de décembre 2017, lequel abroge l’ordonnance n°2014-001/PRESS du 26 mars 2014, sur laquelle il s’appuie.

La CCVC note aujourd’hui encore, avec regret, que l’annonce gouvernementale du 08 janvier 2019 ne répond fondamentalement à aucun des points de sa plateforme revendicative.

Pis, loin de constituer une mesure de soulagement du consommateur, une telle annonce s’apparente beaucoup plus à une vaine tentative de diversion, destinée à émousser l’élan populaire soutenant et accompagnant la plateforme revendicative de la CCVC.

En effet, la satisfaction du point 1, à savoir le retour des prix des hydrocarbures d’avant la décision gouvernementale d’augmentation, du 08 novembre 2018, tient particulièrement à cœur et soulagerait de très larges couches de nos populations.

A l’analyse, il apparait évident que le refus obstiné du gouvernement de satisfaire à la plateforme de la CCVC, de même que les effets de la batterie de taxes et impôts contenus dans la loi de finances gestion 2019, constituent des facteurs d’échec de l’Appel à la « trêve sociale », lancé par le Chef de l’Etat à l’occasion de son message de nouvel an à la Nation. 

En tout état de cause et en attendant tout nouveau mot d’ordre et formes d’actions, la CCVC appelle à nouveau les populations de nos villes et campagnes à demeurer en état de veille et à se mobiliser, afin : 

- d’exiger le retour aux prix des hydrocarbures d’avant la décision gouvernementale d’augmentation, du 08 novembre 2018 ;

- de se battre résolument et de manière organisée, pour l’amélioration de leurs conditions de vie. 

CONTRE LE RENCHERISSEMENT CONTINU DE LA VIE, MOBILISATION ET LUTTE !»

Ouagadougou, le 09 janvier 2019

Pour le Bureau de la Coordination nationale

Chrysogone ZOUGMORE. /

1er Vice-Président

 

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