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SOCIETE

«Les migrations Sud-Sud, enjeux et perspectives socio-économiques et sécuritaires», tel est le thème autour duquel l’Association de recherche de solutions et d’information pour les migrations dans le monde (Arsim.World) et ses membres ont débattu le 18 septembre 2018 à Ouagadougou.

Cette conférence publique de l’Arsim.World se voulait être un cadre de réflexion et de partage d’informations, d’expériences et de propositions de solutions pour une migration Nord-Sud et Sud-Sud dans de meilleures conditions. En effet, chaque jour, de nombreux Africains perdent leur vie à la recherche de conditions meilleures en Europe. 

Selon Europa presse, plus de 30 mille migrants ont péri depuis 2004. Les cas de refoulement, d’expulsion, de rapatriement forcé Nord-Nord, Nord-Sud et Sud-Sud sont de plus en plus fréquents. C’est donc pour permettre à ses membres et aux étudiants invités, d’avoir les informations nécessaires et faire des propositions de solutions que cette rencontre a été initiée.

Parrain de ladite conférence, Filippe Savadogo , ancien ambassadeur du Burkina en France et aux Nations-Unies, fait remarquer que la création d’un département dédié à la migration au sein du ministère des Affaires étrangères du Burkina, montre combien l’économie et la sociabilisation des migrants restent et demeurent une priorité dans tous les pays du monde. «Ceux qui sont partis ne sont jamais totalement partis. Ils savent quelque part d’où ils viennent», soutient le diplomate.

Philippe Savadogo construit sa réflexion sur trois dimensions. Notamment l’économie des migrants, la culture des migrants et la politique des migrants. L’économie des migrants est extraordinaire selon l’ambassadeur Savadogo. «On estime à 15 ou 20 milliards de francs CFA de flux que les Burkinabè de Côte d’Ivoire déposent par mois dans nos banques», affirme t-il. Il conclut que l’économie de la migration doit être à nouveau creusée et renforcée pour permettre que ces migrants puissent investir au Burkina Faso dans la confiance. 

Pour M.  Savadogo, président de l’Association dialogue sans frontière, la culture des migrants, c’est la reconnaissance que l’on vient de quelque part et de celle que l’amitié et l’origine sont comme une trace sur du sable. Pour lui donc, l’on devrait éduquer et renforcer nos migrants dans leur foi en leur apprenant à aimer leur pays, leurs danses et leur culture. Quant à la dimension politique, le président de l’Association dialogue sans frontière, fait remarquer l’envie des migrants de voter dans leur pays alors que la plus part ont d’autres nationalités.  Autant de questions qui devront être renforcées pour un bien être des migrants.

Noufou Ouédraogo, le président de Arsim.World, estime qu’il est temps que les gouvernants et populations prennent conscience que la migration n’est pas seulement Nord-Sud. «La migration est d’abord interne. Et si on capte les aspects positifs de cette migration interne, la migration externe sera mesurée sur l’aspect de développement. Et on aura plus à mettre le doigt sur la migration Nord-Sud», soutient-il. A terme, l’Arsim.World compte parcourir les sentiers battus pour faire passer son message. 

 

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Le maire de Ouagadougou a signé un arrêté réglementant la circulation et le stationnement des véhicules poids lourds. La circulation de ces véhicules n’est désormais autorisée qu’entre 22 heures et 5 heures du matin sur un certain nombre d’axes routiers.

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