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URGENT
RDC: L’Onu inquiète face à l’augmentation des violations des droits de l’homme
Burkina: le gouvernement crée une Brigade spéciale des investigations anti terroristes et de lutte contre la criminalité organisée (BSLAT)
Pakistan: l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif remis en liberté (RFI)
Burkina: le CDP dément toute implication dans les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire national(parti)
Ouagadougou: la 12e  édition du Forum national de la recherche scientifique et des Innovations technologique se tiendra  du 20 au 25 octobre
Loroum: des individus non identifiés ont abattu dans la nuit de mardi à mercredi, un homme dans le village de Lossa, commune de Banh
Niger: enlèvement d’un prêtre italien au sud-ouest de Niamey
Afrique du Sud: la justice autorise la consommation de cannabis à titre personnel pour les adultes (RFI)
Diplomatie: le président du Faso a été élevé à la grande dignité de Companion of the Order of the Star of Ghana
Burkina: 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018) au cours des attaques terroristes perpétrées sur le territoire

SOCIETE

Susciter le débat d’idées sur la biotechnologie et la sécurité alimentaire au Burkina Faso et en Afrique, c’est l’objectif d’une table ronde organisée par le professeur Mamoudou Dicko de l’université Ouaga I Pr. Joseph Ki-Zerbo le 30 décembre 2016.



L’objectif principal de ce projet selon le Pr. Mamoudou Dicko est de travailler à l’introduction durable de la biotechnologie pour atteindre la sécurité alimentaire en Afrique en abordant les questions de biosécurité et les préoccupations de toutes les parties prenantes: des petits exploitants, et consommateurs jusqu’aux décideurs. Pour atteindre cet objectif, il a été envisagé de mettre en place six modules de formation de niveau Master en français et en anglais dans les domaines de la sécurité alimentaire et la biotechnologie au niveau des universités concernées. Notamment l’université  Ouaga I Pr-Joseph Ki-Zerbo, l’université d’Eldoret du Kenya, l’université Nsukka (Enugu, Nigeria) et l’université de Groningen des Pays-Bas.

Ces nouveaux programmes permettront, selon le Pr Dicko, non seulement de renforcer les programmes de Master déjà existants mais aussi de créer éventuellement à l’horizon 2018, un nouveau programme de Master en sécurité alimentaire et biotechnologie. Une présentation succincte des modules en question a été donc faite à l’ensemble des participants à la table ronde.

Pour le Pr Nicolas Barro, vice-président chargé des enseignements et des innovations à l’université Ouaga I Pr. Joseph Ki-Zerbo, « cette activité est très importante, d’autant qu’il ne faut voir la sécurité alimentaire sous l’aspect quantité mais également l’aspect qualité. Pour nous responsables d’universités, l’implantation de ces curricula au niveau de nos universités va donner une autre envergure et nous permettra de produire des cadres qui pourront répondre à ces questions de sécurité alimentaire non seulement au niveau du Burkina Faso, dans l’espace Uemoa mais notre souhait est qu’ils aient une envergure internationale pour participer à tous les débats et porter le message afin de combattre cette question de d’insécurité alimentaire ».

Il s’avère donc nécessaire d’assurer une formation spécifique dans le domaine de la maîtrise des biotechnologies pour l’assurance de la sécurité alimentaire et la biosécurité, notamment les productions dérivées des Organismes génétiquement modifiés (OGM). D’où l’appel du Pr Dicko qui invite les autorités à soutenir de telles initiatives. « Notre rôle est d’offrir aussi de nouvelles formations qui s’adaptent aux besoins mais il faut l’accompagnement des autorités à tous les niveaux surtout pour nous qui développons de nouveaux curricula », a laissé entendre M. Dicko.


Abel Azonhandé