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Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

Susciter le débat d’idées sur la biotechnologie et la sécurité alimentaire au Burkina Faso et en Afrique, c’est l’objectif d’une table ronde organisée par le professeur Mamoudou Dicko de l’université Ouaga I Pr. Joseph Ki-Zerbo le 30 décembre 2016.



L’objectif principal de ce projet selon le Pr. Mamoudou Dicko est de travailler à l’introduction durable de la biotechnologie pour atteindre la sécurité alimentaire en Afrique en abordant les questions de biosécurité et les préoccupations de toutes les parties prenantes: des petits exploitants, et consommateurs jusqu’aux décideurs. Pour atteindre cet objectif, il a été envisagé de mettre en place six modules de formation de niveau Master en français et en anglais dans les domaines de la sécurité alimentaire et la biotechnologie au niveau des universités concernées. Notamment l’université  Ouaga I Pr-Joseph Ki-Zerbo, l’université d’Eldoret du Kenya, l’université Nsukka (Enugu, Nigeria) et l’université de Groningen des Pays-Bas.

Ces nouveaux programmes permettront, selon le Pr Dicko, non seulement de renforcer les programmes de Master déjà existants mais aussi de créer éventuellement à l’horizon 2018, un nouveau programme de Master en sécurité alimentaire et biotechnologie. Une présentation succincte des modules en question a été donc faite à l’ensemble des participants à la table ronde.

Pour le Pr Nicolas Barro, vice-président chargé des enseignements et des innovations à l’université Ouaga I Pr. Joseph Ki-Zerbo, « cette activité est très importante, d’autant qu’il ne faut voir la sécurité alimentaire sous l’aspect quantité mais également l’aspect qualité. Pour nous responsables d’universités, l’implantation de ces curricula au niveau de nos universités va donner une autre envergure et nous permettra de produire des cadres qui pourront répondre à ces questions de sécurité alimentaire non seulement au niveau du Burkina Faso, dans l’espace Uemoa mais notre souhait est qu’ils aient une envergure internationale pour participer à tous les débats et porter le message afin de combattre cette question de d’insécurité alimentaire ».

Il s’avère donc nécessaire d’assurer une formation spécifique dans le domaine de la maîtrise des biotechnologies pour l’assurance de la sécurité alimentaire et la biosécurité, notamment les productions dérivées des Organismes génétiquement modifiés (OGM). D’où l’appel du Pr Dicko qui invite les autorités à soutenir de telles initiatives. « Notre rôle est d’offrir aussi de nouvelles formations qui s’adaptent aux besoins mais il faut l’accompagnement des autorités à tous les niveaux surtout pour nous qui développons de nouveaux curricula », a laissé entendre M. Dicko.


Abel Azonhandé