Aujourd'hui,
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Tapoa (Est): un commissariat et une école incendiés à Namounou, pas de perte en vie humaine (AIB)
CAN U20: les Aiglons du Mali sacrés vainqueurs après avoir disposé du Sénégal aux tirs au but (3-2) après un score d'un but partout
Mozambique: le fils de l’ex-président arrêté pour corruption
Burkina: 4 douaniers en service de contrôle routier à Nouhao à environ 10 km de Bittou et un civil tués au cours d'une attaque terroriste
Côte d'Ivoire: Guillaume Soro lance un «comité politique» après sa démission de l'Assemblée nationale
Etats-Unis: Donald Trump décrète l'«urgence nationale» pour construire son mur
Burkina: environ 55 milliards de FCFA à mobiliser pour la mise en oeuvre du plan d’urgence 2019
Djibo: 2 militaires tués et 6 autres blessés dans l’explosion d’un corps piégé
Burkina: l'Assemblée nationale va financer la construction du siège du CFOP (Alassane Bala Sakandé)

SOCIETE

Dans la région de l’Est, une troupe en partance pour prêter main forte à la brigade de gendarmerie de Pama attaquée le mardi 28 aout, a été prise au piège dans une embuscade. Le bilan a fait état de 7 morts et 6 blessés. Cette attaque a eu lieu quasiment un peu plus de 2 semaines après l’attaque à la mine qui a tué  5 gendarmes et un civil dans la même zone. Face à cette recrudescence de cette situation d’insécurité dans cette partie du pays, l’angoisse et la peur semblent gagner les citoyens que nous avons rencontrés dans ce micro-trottoir réalisé dans les rues de Ouagadougou.

Kader Yago, assistant de direction : « En vérité nous déplorons cette situation que traversent nos forces de défense et de sécurité. Mais que pouvons-nous faire ? Cependant face à la pertinence de ces différentes attaques, il faut situer les responsabilités et prendre les mesures adéquates. On a comme l’impression que les autorités ont les bras croisés, d’autant plus qu’on ne sent pas que les lignes bougent pour recadrer les choses. Aussi on s’incline devant la mémoire des regrettés. Tout en encourageant toute l’armée, on a bon espoir que nous sortirons vainqueurs et que nous ne connaîtrons plus pareils cas ».

Oumar Sawadogo, agent de commerce : « Notre armée vient encore de subir pour la énième fois une attaque qui s’est soldée une fois de plus par des pertes en vie humaine. Depuis un certain temps, nous avons constaté une délocalisation des attaques du Sahel, dans la zone de l’Est. Pour le Sahel, on parlait d’attaque djihadiste, mais avec  ce qui se passe actuellement, je ne pense pas que cela soit l’œuvre des barbus. Pour moi ce sont des bandits de grands chemins tapis dans les forêts de cette zone du pays et qui sèment les troubles dans les rangs de nos FDS, certainement avec l’aide de certains ennemis de l’Etat. Naturellement, cela vise à arriver à une déstabilisation du pouvoir en place. Je crois bien que c’est juste un moyen de saper tous les efforts engrangés par le pouvoir. Il faut que le gouvernement prenne des mesures pour faire un grand ratissage dans cette zone à risque du pays, sinon nous payerons chers. Puisse les âmes de nos vaillants FDS reposer en paix ».   

Alimata Ouédraogo, sans emploi : « C’est déplorable. Chaque jour ou deux, ceux qui sont censés nous protéger meurent soit sur une mine ou par attaque. Ça fait vraiment peur et aussi que notre armée ne réagit pas. Et si rien n’est fait ce n’est pas bon. On a l’impression que le gouvernement ne fait rien pour y remédier ».  

Moussa Kabré, prestataire de service : « Tout laisse à croire que le président du Faso et son gouvernement ne sont pas à mesure d’assurer convenablement la tâche que nous leur avons confiée, à savoir gouverner. Alors je pense bien qu’ils gagneraient à rendre le tablier. Toujours en rapport avec ce qui se passe sur le plan sécuritaire, il serait bien de faire les états généraux de la défense nationale, car il conviendrait d’avoir une nouvelle politique de sécurité dans le pays. C’est comme si il n y a pas de vrai service de renseignements nationaux. Pis, il semblerait que nos soldats ne disposent pas de moyens appropriés. Pour la solution que je pourrai préconiser, on pourrait collaborer avec les anciens hommes forts du pays à savoir ceux qui sont emprisonnés actuellement et même l’ancien président Blaise Compaoré s’il le faut. Ils sont tous Burkinabè et il n’y a pas de mal ou de honte à demander conseils».

Irène Yougbaré, étudiante : « Les FDS ne prennent pas de précautions nécessaires, ils doivent être prêts chaque jour et prévisible à tout moment. Ce sont des médecins après la mort. Sachant dans quelles conditions notre pays se trouve actuellement, nos braves FDS devraient agir avec plus de stratégies  pour ne pas se faire prendre à chaque fois par ces terroristes ».

François Koné, fonctionnaire : « Je pense que cette dernière attaque vient confirmer  la vulnérabilité de notre défense. Vraiment le renseignement n’est pas au rendez-vous,  ce qui ne permet pas aux FDS d’intervenir en amont et éviter le pire. Mais nous espérons beaucoup que les accords qui ont été signé avec la Russie, le système de renseignement sera opérationnel ».

 

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