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SOCIETE

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laurence Ilboudo/Marchal a animé une conférence de presse ce jeudi 23 aout 2018 à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre avec les hommes de médias, elle a fait le point sur l’évolution de l’opération de retrait des enfants et femmes en situation de rue. 

L’opération de retrait  vise à réduire de 50% les enfants et des femmes vivant en situation de rue à l’horizon 2020. Débuté le vendredi 10 aout 2018, cette opération, qui dans un premier temps concerne la ville de Ouagadougou s’étendra progressivement aux autres villes.

A nos jours, le bilan fait état de  654 enfants enregistrés (dont 215 présents et 106 retournés en famille) au niveau du centre d’accueil d’urgence. Le centre de prise en charge des victimes de violence basées sur le genre héberge  170 personnes (63 femmes et 107 enfants) contre 58 personnes (20 femmes et 38 enfants) à l’auberge de Nongremassom. A l’auberge de Cissin,  il y a 82 personnes dont 28 femmes et 54 enfants.

Au niveau du Centre d’accueil d’urgence, sur les 654 enfants enregistrés, seulement 215 sont présents et 106 sont retournés en famille. Où sont passés les autres ? La ministre en charge de la famille explique les raisons de l’écart : « Ces enfants ont des gangs et sont affiliés à beaucoup d’autres choses donc ce n’est pas du tout facile de les garder. Nous ne pouvons pas aider ces enfants sans leur adhésion d’où la diplomatie des agents de terrain qui s’y connaissent et cela nécessite beaucoup de patience ».

Et les difficultés sur le terrain ne manquent pas et à en entendre l’un des superviseurs de l’opération, Wendmanegda Romuel  Sandwidi, il y a des gens qui n’auraient pas intérêt à ceux que les  enfants quittent la rue.

« Une équipe de nuit est allée appréhender des petites filles en situation de prostitution dans les environs du lycée Philippe Zinda Kabore. Leur proxénète ayant été averti s’est déporté sur les lieux pour les empêcher de partir. C’est en voyant les agents de sécurité qui étaient avec nous qu’il a fui en laissant sa moto. C’est pour dire que s’il n y avait pas la présence d’agents de police, l’équipe aurait pu faire l’objet d’agressions» a expliqué M. Sandwidi.

Pour la réussite du retrait de ces personnes en situation de  rue, une contribution populaire a été mise en place.  «Beaucoup de gens voulaient contribuer et en tant qu’autorité nous avons le devoir  de répondre à cette attente. Je voudrai simplement dire que cet esprit de solidarité devrait prévaloir sur tout autre chose. Nous voulons la cultiver au Burkina Faso et il faut que chacun de nous sache que son implication est de rigueur. Nous ne pouvons pas critiquer sans participer à l’évolution du Burkina Faso, adhérons tous  » a affirmé la ministre.

La première responsable a saisi l’occasion pour annoncer que toute personne qui désire contribuer à la bonne marche de cette opération peut le faire à travers le fonds national de solidarité. La souscription se fait par mobile money ou par dépôt sur deux comptes bancaires. Transparence oblige, la ministre a indiqué que des mécanismes de contrôle sont mis en place pour permettre à toute personne désireuse d’avoir des informations sur l’utilisation des ressources mobilisées.

 

 

 

 

 

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