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USA: Le célèbre basketteur Kobe Bryant est mort dans un accident d'hélicoptère. Il était âgé de 41 ans.
Burkina: la suspension d’importation de certains produits a apporté 8 milliards de FCFA aux industries locales (AIB)
Mali: le gouvernement fixe les législatives à mars et avril 2020
Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale
Burkina: le document de Politique de Sécurité nationale remis au président du Faso
Afrique: 45 millions de personnes menacées par la famine en Afrique Australe
Médias: le Synatic annonce un sit-in (22 et 23 janvier) et une grève générale de 48 heures (du 29 au 30 janvier 2020)
Burkina: le tribunal militaire a condamné lundi 13 janvier 2020 les accusés à payer 947 279 507 FCFA aux victimes du putsch manqué de 2015.
Burkina: les autorités coutumières et religieuses «lancent un appel à l’union et à la cohésion nationale»

SOCIETE

Ceci est un communiqué de presse sur la 8e session des universités d’été des droits humains qui se tient du 13 au 20 aout 2018 à Ouagadougou sous le thème : « L’engagement des jeunes dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes et préjudiciables aux femmes en Afrique de l’Ouest ».

Ouagadougou abritera, du 13 au 20 août 2018, la 8ème session des Universités d’été des droits humains (UEDH) autour du thème de « L’engagement des jeunes dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes et préjudiciables aux femmes en Afrique de l’Ouest ». Cette session conjointement organisée par le CIFDHA et le Codap réunira 18 jeunes défenseurs des droits humains (10 femmes et 8 hommes) francophones issus de 8 pays d’Afrique de l’Ouest et bénéficie de l’appui financier du canton de Genève, de l’ambassade de France au Burkina Faso et du Bureau d’ECPAT France à Ouagadougou.

Les universités d’été des droits humains (UEDH) sont mises en œuvre depuis 2010 par le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA) en collaboration avec le Centre de conseils et d’appui pour les jeunes en matière de droits de l’homme (Codap), une organisation genevoise spécialisée dans la formation et dans l’appui-conseil des organisations de jeunesse engagées dans les droits humains. 

La session de 2018 intervient après une large réforme de la stratégie d’intervention et des outils de formation du Codap et du CIFDHA. Cette session bénéficie ainsi de plusieurs innovations intégrées dans un parcours unique (le « Parcours Codap ») :

• Une formation tutorée préalable en ligne, le E-Codap, qui a bénéficié cette année à plus d’une centaine de jeunes à travers l’Afrique de l’Ouest ;

• Une formation présentielle, les UEDH ou « Cod’Action gestion de projet », très orientée sur l’élaboration et la mise en oeuvre de projet autour de la thématique de la session qui a lieu à Ouagadougou du 13 au 20 août 2018 ; 

• Un jury des projets qui désignera le meilleur projet des UEDH, lequel bénéficiera d’un accompagnement technique et financier pour la mise en œuvre sur le terrain ;

• Un suivi renforcé de la mise en œuvre de tous les projets et initiatives individuelles et collectives via une plateforme en ligne.

La formation qui se tient donc à Ouagadougou constitue le début d’un processus d’engagement des jeunes d’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre ces pratiques traditionnelles néfastes. 

Les Pratiques traditionnelles néfastes sont un ensemble de pratiques préjudiciables et discriminatoires à l’égard des femmes qui trouvent leur justification dans la culture ou les traditions et leur fondement dans la discrimination basée sur le genre, l’âge, etc. Ces pratiques, reconnues par le protocole de Maputo (2003) relatif à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, recouvrent entre autres les mutilations génitales féminines (excision), les mariages d’enfant ou mariages précoces, les mariage forcés, les rapts de filles, la polygamie, les crimes d’honneur, l’exclusion sociale des femmes accusées de sorcellerie et d’autres violences multiformes basées sur le genre. En dépit des mesures juridiques et politiques prises par les États, ces pratiques qui ont bien souvent un impact considérable sur la santé sexuelle et reproductive des femmes perdurent dans la sous-région Ouest africaine. La formation et l’engagement des jeunes dans la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes visent ainsi à susciter la prise de conscience et à impulser les changements de mentalité nécessaires à leur éradication.

Cette session constitue ainsi une occasion pour les jeunes d’acquérir des connaissances, des outils et l’expérience nécessaires pour mener à bien des projets de lutte contre ces pratiques et ainsi contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 5 « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ». Au cours de cette session, plusieurs experts partageront avec les jeunes des contenus théoriques et pratiques sur les pratiques traditionnelles néfastes, les stratégies et politiques publiques en la matière, l’expérience de travail de plusieurs organisations et institutions opérant sur le terrain au Burkina Faso. Autre temps fort de cette session, le Café droits humains, aura lieu le samedi 18 août 2018 à 17h. Il constituera un autre temps fort de débat télévisé interactif pour faire l’état des lieux des politiques publiques de lutte contre ces pratiques et explorer le potentiel des jeunes à faire la différence.

Le CIFDHA et le Codap sont très reconnaissants à l’égard de tous les partenaires, notamment la République et Canton de Genève, l’Ambassade de France au Burkina Faso et le Bureau d’ECPAT France au Burkina Faso qui ont apporté leur appui financier pour le succès de cette session. Ils adressent leur remerciement à Madame la Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille et au Ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique pour avoir accepté de coprésider la cérémonie d’ouverture. Ils expriment enfin une profonde gratitude à l’endroit des institutions nationales et internationales ainsi qu’aux organisations de la société civile qui les ont honorés de leur présence et de leur soutien.

 

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