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Ouagadougou: une formation tactique entraînera «des explosions bruyantes» le jeudi 15 novembre (ministère de la sécurité)
Sud-ouest: 72 cas de grossesse enregistrés en 2017 dans les écoles primaires et 328 au post primaire
RDC: la nouvelle épidémie Ebola fait 200 morts
Burkina: le pays a reçu  654,373 milliards de FCFA d’aide publique en 2017 (rapport)

SOCIETE

Les portes du séminaire régional de haut niveau sur la promotion de la sensibilisation à la lutte contre le cancer et les programmes de plaidoyer dans les Etats membres du groupe Afrique de l’Organisation de la coopération islamique, se sont refermées ce jeudi 2 août 2018. Les travaux de ce rendez-vous de 48 heures ont été ponctués par la « déclaration de Ouagadougou », paraphée par les premières dames des pays membres du groupe Afrique de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ayant participé à cette rencontre. Celles-ci, ont réaffirmé leur détermination à jouer pleinement leur rôle dans ce combat.

Autour des premières dames des Etats membres du groupe Afrique de l’OCI, étaient présents des experts, qui ont partagé leurs expériences dans le cadre de la lutte contre le cancer. Ainsi, deux jours durant, la capitale burkinabè a servi de lieu, pour le renforcement de capacités afin de mener de façon efficace la lutte contre cette maladie. C’est pour aller dans ce sens, qu’à la fin de la session, il a été fait cas de 4 recommandations, pour afficher les ambitions de l’ensemble des participants.

Ainsi, les travaux recommandent l’élaboration de programmes/plans nationaux de lutte contre le cancer. A cela, il a été demandé d’élaborer, d’adopter et d’appliquer des lois spécifiques et complètes de lutte contre le cancer. La 3e recommandation, quant à elle, fait cas de la construction ou la réhabilitation et l’équipement approprié d’instituts de cancérologie dans les différents pays. Enfin, les participants estiment qu’il convient d’identifier et de mettre en place tous les mécanismes pour lever les fonds au profit de la lutte contre le cancer.

En outre, avant que le ministre en charge de la santé, le Pr Nicolas Méda ne prononce son mot en guise de la clôture du séminaire, l’épouse du chef de l’Etat tchadien, Hinda Déby Itno, a au nom de ses sœurs prononcé la déclaration de Ouagadougou. A travers celle-ci, les 11 signataires ont bien voulu réaffirmer leur détermination à jouer leur rôle. Et elles entendent le faire « dans une approche multipartite en matière de prévention et de lutte contre le cancer ».  Mme Itno a fait savoir qu’à la suite des communications faites à l’occasion, elles «s’engagent à encourager et à participer activement à la promotion des programmes de plaidoyer et de sensibilisation au cancer dans nos pays respectifs ».

Par ailleurs, les premières dames entendent s’engager également à faire le plaidoyer afin que la prévention et la lutte contre le cancer soient inscrites au rang des « priorités dans les programmes de santé tant au niveau national qu’au niveau international, à travers une approche multisectorielle ». Toutefois, cet appel de Ouagadougou s’apparente à une exhortation pour ces épouses des chefs d’Etats.

A l’endroit des Etats membres de l’OCI, elles invitent à « investir plus de ressources pour lutter contre les facteurs de risque liés au cancer en organisant des campagnes de sensibilisation sur le régime alimentaire sain ciblées sur les adultes ». C’est également une exhortation à « promouvoir la participation de la société civile et de la communauté en encourageant des partenaires pour diffuser les informations sur le cancer et offrir des services de prévention ». Aussi, les Etats membres se doivent d’ « intégrer la prévention du cancer dans leurs systèmes de soins de santé primaires et promouvoir une plus grande sensibilisation du public sur l’importance des mesures de prévention du cancer ».  Dans la même lancée, il s’agit de «renforcer la mise en œuvre des programmes de dépistage pour les femmes en mettant l’accent sur le cancer du sein et du col de l’utérus ». 

Egalement, ces conclusions constituent une invite à partager les bonnes pratiques au niveau régional, ainsi qu’à promouvoir des mécanismes régionaux de coordination du registre du cancer. Un autre point ayant retenu l’attention des participants est le renforcement des capacités nationales en matière de recherche et de développement. Elles ont souhaité que des mesures soient prises pour « faciliter l’accès aux technologies appropriées ».

Cependant, des formulations ont été faites aux partenaires techniques et financiers. A  ces entités, il a été demandé « d’appuyer la coordination avec les partenaires compétents pour soutenir les Etats membres dans leurs efforts de prévention et de lutte contre le cancer. Soutenir les activités de sensibilisation du public sur le cancer, organisées par et sous le patronage des premières dames des Etats membres. Et aussi, travailler avec les Etats membres et collaborer avec les organisations non gouvernementales (…), en vue d’établir des partenariats pour intensifier la lutte et la prévention du cancer et améliorer la qualité de vie des malades du cancer ».

Ses doléances des Premières dames ne semblent pas être tombées dans des oreilles de sourd. C’est en partie, le sentiment donné par le Pr Nicolas Méda, qui affirme qu’après ce rendez-vous, « il reste maintenant à agir ». Cependant, celui-ci a indiqué que le vœu souhaité par les épouses des chefs d’Etat, aura un écho favorable auprès de la communauté internationale en septembre prochain, car l’assemblée générale des Nations Unies se consacrera en effet sur les maladies non transmissibles et en particulier sur le cancer. C’est la raison pour laquelle, en retour il exhorte ceci: « mesdames les Premières dames, engagez-vous à être présente en masse. Sans votre présence, je ne crois pas que cette assemblée générale aura l’éclat qu’elle mérite ». Ainsi, aux dires du ministre de la santé, l’occasion sera toute indiquée pour que l’appel de Ouagadougou soit connu de toute la communauté internationale.