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SOCIETE

La construction de l’échangeur du Nord de Ouagadougou affecte certaines personnes et provoque des remous au sein des populations riveraines. Parmi ces personnes, les maraîchers du quartier Sig-Nonghin. Elles ont donné de la voix ce mercredi 28 décembre 2016 à travers une conférence de presse pour réclamer leur indemnisation avant de déguerpir de l’actuel site qu'elles occupent.


Cette conférence de presse organisée par le Comité de défense et de l’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) au nom des maraîchers de Sig-Nonghin avait pour objectif de prendre l’opinion publique à témoin. Selon Ernest Zimba, coordonnateur du CDAIP, «les personnes affectées par la construction de l’échangeur du Nord doivent être indemnisées. Malheureusement, cela n’est pas une réalité totale malgré les négociations entamées depuis février 2016 avec SOGEA-SATOM, la société en charge des travaux, le bureau d’étude AGEIM, ainsi que les autorités municipales et ministérielles ».

Ernest Zimba ajoute: « Les maraîchers dont certains ont hérité leurs activités il y a plus de 30 ans doivent être dépossédés de leurs biens de production et déguerpis alors que les conditions préalables à cela ne sont pas remplies. Les puits et les arbres des maraîchers n’ont pas été pris en compte dans les propositions de dédommagement, les montants des dédommagements proposés ont été communiqués à la mairie de façon orale et ce, après de multiples pressions, on leur demande de céder leurs terrains alors qu’ils n’avaient aucune information sur les montants des dédommagements.»

L’autre chose qui fâche les conférenciers, est que les riverains situés entre le commissariat de police de Sig-Nonghin et les rails ont juste constaté la fermeture des voies principales RN2 et RN 22 et la création de voies de déviations à l’improviste, source d’insécurité dans les quartiers, sans que des concertations avec la majorité des résidents ne soient engagées afin de discuter des désagréments qui pourraient en découler et définir ensemble des mesures d’atténuation de ces impacts négatifs.

Il en serait de même pour les commerçants du quartier, qui verraient chaque jour leurs produits et articles subir des nuisances diverses. Les tabliers et petits commerçants qui jouxtaient les deux routes auraient été également déguerpies sans des mesures d’accompagnement alors qu’ils payaient des taxes. En plus, il y aurait des établissements d’enseignement secondaire et des organisations sportives de la zone du projet qui ont perdu leur terrain de sport qui jouxte les rails et la route RN 22, assurent les conférenciers.

M. Zimba précise par ailleurs que toutes les initiatives et les décisions relatives à la gestion de leur indemnisation se font toujours sans leur implication effective et sans la prise en compte de leurs avis.

«Les autorités administratives, l’AGEIM et SOGEA SATOM, loin de colmater les brèches pour rattraper les insuffisances de l’étude d’impact environnemental et social, font la sourde oreille face aux préoccupations des maraîchers », accuse pour sa part Soumaïla Ouédraogo, président de la Fédération des maraîchers de Sig-Nonghin. Par conséquent, ces maraîchers réclament leur dédommagement et le règlement définitif de leurs problèmes avant tout déguerpissement, le bitumage de la rue allant de l’immeuble Kafando au terrain de Miramar, l’aménagement d’un terrain de sport au profit des élèves et des organisations sportives et le dédommagement des tabliers et petits commerçants.

Il faut préciser que la Fédération des maraîchers de Sig-Nonghin revendique près de 600 membres installés sur le site. Selon M. Zimba, « SOGEA SATOM propose payer 300 FCFA/m2 pour le dédommagement des maraîchers alors que, selon la règlementation en vigueur, le m2 doit être payé à 2200 FCFA avec réinstallation».

Abel Azonhandé

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