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Burkina: l'Assemblée nationale va financer la construction du siège du CFOP (Alassane Bala Sakandé)

SOCIETE

La Coordination des comités CGT-B de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est mécontente du processus de recrutement externe de personnel au profit de l’institution. Ce mercredi 4 juillet 2018, elle est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de «processus douteux».

Tout a commencé par la présélection de 850 candidatures pour le compte de la CNSS du 22 au 26 janvier dernier. Ainsi, des milliers de chercheurs d’emploi y ont accouru dans l’espoir de franchir le premier barrage et se qualifier pour participer aux tests de recrutement de 85 nouveaux agents. Après l’administration des épreuves le 12 mai et la proclamation des résultats le 20 juin, certains délégués syndicaux se posent des questions sur la régularité du processus.

«Lorsque les délégués syndicaux et les délégués du personnel des comités CGT-B ont analysé les résultats, nous nous sommes rendus compte que le personnel de la CNSS, qui ne fait que 0,5% des 19 millions de Burkinabè, le 1/3 des admis ont  des liens familiaux avec des agents de la CNSS. Pire, nous avons décelé un conflit d’intérêt manifeste. Il s’agit de l’admission de l’épouse, de la nièce et du neveu du Directeur des ressources humaines», révèle Justin Kienou, délégué du personnel CNSS.

Face à cette situation, les syndicalistes rencontrent alors le directeur général de la CNSS le lundi 2 juillet dernier pour en savoir davantage. Selon les propos de Seydou Koné, secrétaire général de la coordination, le premier responsable de l’institution a indiqué ne pas être impliqué dans le processus de recrutement.

«Nous avons donc demandé au DRH, Norbert Zeda, de sursoir au processus le temps d’une enquête de moralité comme le prévoit l’article 8 du règlement intérieur du personnel de la CNSS. Mais celui-ci nous à fait comprendre qu’il ne saurait attendre et que les recrutés doivent immédiatement prendre service le mardi 3 juillet. Et c’est ce qui a été fait d’ailleurs», explique M. Koné.

Les conférenciers ajoutent que «la CNSS est une institution de la République, on ne doit pas y travailler de père en fils. C’est la direction générale qui doit créer les conditions de transparence et d’équité pour toutes les filles et pour tous les fils du Burkina.»

Par conséquent, ils exigent que la direction générale de la CNSS diligente une enquête sur le processus de recrutement et que et que les éventuels fautifs soient sanctionnés. 

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