Aujourd'hui,
URGENT
Arabie Saoudite: Selon la CIA, Mohammed ben Salman a ordonné l'assassinat du journaliste Khashoggi
Burkina: la Coalition contre la vie chère organise le 29 novembre une journée de protestation contre la récente hausse du prix du carburant
Madagascar: le second tour de la présidentielle opposera Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, tous deux anciens présidents
Centrafrique: l’ex-chef anti-balaka Alfred Yecatom Rhombot extradé vers la CPI
Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza
Brexit: Theresa May annonce que son gouvernement a validé le projet d'accord avec l'Union européenne 
Burkina: l'utilisation de contraception moderne a empêché 397 000 grossesses non désirées et 142 000 avortements (rapport)
Burkina: le bureau actuel du syndicat national de la GSP interdit d'activités, 10 agents révoqués (Conseil des ministres)
Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l'amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade (RFI)
Burkina: le Mouloud célébré dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre 2018

SOCIETE

La Coordination des comités CGT-B de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est mécontente du processus de recrutement externe de personnel au profit de l’institution. Ce mercredi 4 juillet 2018, elle est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de «processus douteux».

Tout a commencé par la présélection de 850 candidatures pour le compte de la CNSS du 22 au 26 janvier dernier. Ainsi, des milliers de chercheurs d’emploi y ont accouru dans l’espoir de franchir le premier barrage et se qualifier pour participer aux tests de recrutement de 85 nouveaux agents. Après l’administration des épreuves le 12 mai et la proclamation des résultats le 20 juin, certains délégués syndicaux se posent des questions sur la régularité du processus.

«Lorsque les délégués syndicaux et les délégués du personnel des comités CGT-B ont analysé les résultats, nous nous sommes rendus compte que le personnel de la CNSS, qui ne fait que 0,5% des 19 millions de Burkinabè, le 1/3 des admis ont  des liens familiaux avec des agents de la CNSS. Pire, nous avons décelé un conflit d’intérêt manifeste. Il s’agit de l’admission de l’épouse, de la nièce et du neveu du Directeur des ressources humaines», révèle Justin Kienou, délégué du personnel CNSS.

Face à cette situation, les syndicalistes rencontrent alors le directeur général de la CNSS le lundi 2 juillet dernier pour en savoir davantage. Selon les propos de Seydou Koné, secrétaire général de la coordination, le premier responsable de l’institution a indiqué ne pas être impliqué dans le processus de recrutement.

«Nous avons donc demandé au DRH, Norbert Zeda, de sursoir au processus le temps d’une enquête de moralité comme le prévoit l’article 8 du règlement intérieur du personnel de la CNSS. Mais celui-ci nous à fait comprendre qu’il ne saurait attendre et que les recrutés doivent immédiatement prendre service le mardi 3 juillet. Et c’est ce qui a été fait d’ailleurs», explique M. Koné.

Les conférenciers ajoutent que «la CNSS est une institution de la République, on ne doit pas y travailler de père en fils. C’est la direction générale qui doit créer les conditions de transparence et d’équité pour toutes les filles et pour tous les fils du Burkina.»

Par conséquent, ils exigent que la direction générale de la CNSS diligente une enquête sur le processus de recrutement et que et que les éventuels fautifs soient sanctionnés.