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SOCIETE

Ecobank Burkina a procédé le samedi 23 juin 2018 à la remise officielle des clés du complexe scolaire de l’école primaire publique de Wan B (commune rurale de Bondigui (province de la Bougouriba/Région du Sud-ouest), au ministre en charge de l’Education nationale, Stanislas Ouaro. Par cet acte, la banque panafricaine a tenu sa promesse prise il y a 6 mois de doter l’école qui était sous paillote en infrastructure. D’un coût de plus de 50 millions de F CFA, le complexe est composé de trois salles de classe, un magasin, un bureau, trois logements d’enseignant et un forage positif en plus de latrines.

Pour les élèves et les enseignants, l’école sous paillote dans laquelle les cours étaient dispensés depuis la création de l’école est devenue un mauvais souvenir. Depuis la création de l’école en 2015, les cours étaient dispensés sous des paillotes avec les désagréments que cela pouvait causer : inattention des élèves, intempéries et possible morsures de reptiles, etc.

Avec ce nouveau complexe construit, c’est la fin du cauchemar pour les habitants du village de Wan et des autorités éducatives de la province. Pour Cheikh Travaly, directeur général de Ecobank Burkina, la construction de cette école est une contribution qui vise à soutenir l’Etat dans sa volonté de mettre fin aux écoles sous paillotes d’ici 2020.

« Chers parents d’élèves de Wan. Cette école est votre école. Notre rôle en tant que donateur s’arrête ici. C’est à vous à présent qu’il revient de protéger ce complexe pour le bien de vos enfants. Vous avez été présents tout au long de la construction et nous sommes convaincus que vous saurez en prendre soin » a fait savoir Cheikh Travaly. 

Le ministre de l'Education reçoit symboliquement les clés de l'école

Pour le directeur général de Ecobank Burkina, doter cette école d’infrastructure adéquate va permettre aux élèves de recevoir les enseignements dans un cadre approprié, ce qui leur permettra d’avoir les mêmes chances que les autres élèves. 

« Un des élèves qui a fait une partie de sa scolarité dans les classes sous paillotes nous a fait un message de bienvenue. Nous avons été émerveillés par le niveau de cet élève. Donc on se dit que si ces élèves sont arrivés à ce niveau d’excellence avec une classe sous paillote, qu’est ce qu’ils pourraient faire dans une classe normale et normalisée ? Nous avons le sentiment aujourd’hui qu’il n’y a pas de limites pour ces élèves. Nous sommes vraiment fiers d’avoir réalisé cette infrastructure » a expliqué le directeur général.

Pour le ministre en charge de l’Education nationale qui a reçu officiellement les clés du complexe scolaire en compagnie de son homologue de la Culture, Abdoul Karim Sango, Ecobank à travers cette réalisation vient une fois de plus montrer qu’au-delà d’être une entreprise commerciale, elle est au service du développement économique et social du Burkina. A l’en croire, ce don de la banque est un coup de main non négligeable au gouvernement dans son objectif de mettre fin aux classes sous paillotes. Dans cette optique, il a fait savoir que l’exécutif entend réaliser 4543 salles de classe pour remplacer les paillotes d’ici 2020.

« Malgré la volonté politique affichée dans le programme présidentiel et le PNDES pour faire de l’éducation un axe stratégique de développement, la route vers l’éducation pour tous est un encore longue, et ne peut être l’apanage de l’Etat seul. C’est pourquoi les contributions du privé et des partenaires sont essentielles pour nous accompagner vers l’atteinte de nos objectifs » a-t-il dit. 

Cette œuvre d’Ecobank est salutaire selon le ministre et au nom du gouvernement, il  a remercié la banque panafricaine pour cette contribution significative. Il par la suite invité les enseignants, les élèves et les parents d’élèves à entretenir convenablement le joyau pour qu’il puisse être pérenne.   Il a invité les autres institutions financières à emboîter le pas de la banque panafricaine. 

Le directeur de l’école de Wan B, Lazare Sanou était pour sa part tout ému car le cauchemar est terminé: « Vraiment je suis comblé de joie et nous remercions Ecobank pour ce don. Il faut dire qu’avec cette infrastructure, nous sommes tous motivés et qui dit motivation parle de travail bien fait. Nous promettons donc un bon rendement scolaire chaque année »

Le représentant de la localité a saisi l’occasion pour demander à Ecobank de les soutenir à normaliser l’école c'est-à-dire de la faire passer de trois à six salles de classes. Le maire de la commune de Bondigui a souhaité quant à lui que dure cette histoire d’amour entre Ecobank et le village de Wan.  

Notons que ce don s’inscrit dans le cadre de Ecobank Day institué depuis 2013 qui se veut une journée au cours de laquelle le personnel de l’ensemble du réseau d’Ecobank est invité à se mobiliser dans des activités au profit des communautés.

En rappel, tout est parti d’un grand reportage réalisé par notre confrère du site d’information en ligne, Lefaso.net, Tiga Cheick Sawadogo. Dans son reportage publié le 3 novembre 2017 et intitulé «Wan le village oublié et ses classes sous paillotes», le journaliste a décrit la situation pénible qu’enduraient les trois enseignants de l’école et leurs élèves dans des classes sous paillotes où même les tables bancs et les tableaux ont été prêtés par la campagne d’alphabétisation.

                                                                     C'est ce hangar de fortune qui servait de classe à l'école de Wan B

C’est ce cri de détresse des habitants de la localité porté par le journaliste qui a touché le cœur de la banque panafricaine. 

 

 

 

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