Aujourd'hui,
URGENT
Inde: le bilan des inondations s’élève actuellement à plus de 324 morts et des centaines de milliers de déplacés
Tuy: deux civils tués dans une embuscade, 5 blessés dont un policier
Football: la France, championne du monde, en tête du classement Fifa
Football: le Burkina Faso maintient son rang de 8e africain et se classe 52e au niveau mondial selon la Fifa
Musique: la « reine de la soul », Aretha Franklin s'est éteinte ce 16 août à l'âge de 76 ans
Mali: le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) réélu avec 67,17% des voix
Italie: l'effondrement d'un viaduc à Gênes fait au moins 35 morts, selon un dernier bilan
Mali: Soumaïla Cissé rejette par avance les résultats de la présidentielle (RFI)
Burkina: Aïd El Kébir ou Tabaski sera célébrée le mardi 21 août 2018 sur toute l’étendue du territoire national (Faib)
Kongoussi: la dépouille d’une adolescente de 12 ans, recherchée depuis 5 jours, repêchée dimanche du Lac Bam, la tête amputée (AIB).

le Directeur Exécutif par intérim d'IPC/BF, Dr Adama Ouédraogo

SOCIETE

L’ONG Initiative privée et communautaire pour la santé et la riposte au VIH\Sida au Burkina Faso (IPC/BF) a initié une journée de sensibilisation et de plaidoyer sur la problématique des droits à la santé des populations clés à l’endroit d’une vingtaine d’hommes de médias. C’était le mercredi 6 juin 2018 à Ouagadougou.

Cette rencontre avait pour objectif d’améliorer les connaissances et de contribuer à une prise de conscience des hommes de médias sur la problématique d’accès des «populations clés» aux soins de santé. Pour l’occasion, les journalistes ont eu droit à des communications dont l’une a porté sur les stratégies de lutte contre l’infection à VIH et le Sida chez les populations cibles.

Selon le Dr Adama Ouédraogo, directeur exécutif par intérim de l’ONG, les populations clés sont celles qui, de par leurs activités et leur milieu de vie, ont des comportements sexuels qui les exposent fortement au risque de contact avec le VIH. Il s’agit des populations carcérales, des travailleurs et travailleuses du sexe (TS), des Hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), des usagers de drogues, des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH).

La deuxième communication dispensée par Ramata Diallo, chargée des populations clés, était centrée sur la présentation et la stratégie d’intervention de la structure. Pour la réalisation des activités, IPC/BF a reçu des subventions qui ont pour but de réduire les infections à VIH de 50% au sein de la population générale d’ici 2020. Ensuite, elles permettent la réduction de la mortalité des personnes vivant avec le VIH de 50% d’ici 2020, la disponibilité et la qualité de l’information stratégique sur la réponse nationale au VIH ainsi que la réduction de l’incidence des nouveaux cas de tuberculose et rechutes de 52 cas pour 100 000 habitants en 2015 à 35 cas pour 100 000 habitants au Burkina Faso d’ici fin 2022.

Selon la chargée des populations clés, les objectifs poursuivis à travers cette subvention sont, entre autres, la réduction du taux de transmission résiduelle du VIH de la mère à l’enfant de 5,9% en 2015 à moins de 5% d’ici 2020, 80% des populations à haut risque (TS, HSH et détenus) doivent adopter un comportement à moindre risque d’ici 2020.

A la fin des travaux, les journalistes ont fait des suggestions pour la réussite du projet. Il s’agit, entre autres, de permettre aux journalistes d’accéder aux populations clés, d’associer les journalistes aux différentes activités entrant dans le cadre de la promotion de la santé, de sensibiliser les populations pour qu’elles participent aux financements, de convaincre les leaders d’opinion.

Cette rencontre avec la presse rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la subvention 2018-2020 du Fonds mondial dont l’ONG est bénéficiaire principal. Les activités d’IPC/BF couvrent tout le territoire national et son budget de subvention, qui s’étale sur trois ans, est de 4 575 439 793 franc Cfa.